|
| | LES AGENCES △ annexe descriptive | |
|
 We are the masters of the world We are powerful and gorgeous
More information ϟ Messages: 5744
ϟ Inscrit le: 04/02/2011
détails des capacités More information Compétences:  | Sujet: LES AGENCES △ annexe descriptive Dim 22 Jan - 16:05 | |
| l'apo Historique : L’APO est née au début des années 90, dans le tumulte de la chute du Bloc de l’Est. La volonté de plusieurs états était de créer une agence de renseignement international, qui serait au service de la grande ONU et qui permettrait d’œuvrer pour la paix dans le monde et d’informer les membres de l’ONU sur les activités illicites de certains pays. Le projet était aussi une occasion pour beaucoup de pays n’ayant pas les moyens d’avoir des agences aussi puissantes que la CIA, le SIS ou encore, le Mossad, pour ne nommer que ceux-là, d’avoir une agence à eux, où ils pourraient former pendant un temps des agents, aux frais de l’APO, puis les récupérer le moment venu. Le seul problème, c’est que le projet devait être approuvé par les membres du conseil de sécurité de l’ONU donc cinq possèdent un droit de veto : la France, les États-Unis, la Russie, la Chine et la Grande-Bretagne. Sur les cinq, le seul pays qui n’opposa pas son droit de veto fut la France. Le projet tomba donc à l’eau… Du moins, en principe.
En 1993, dans le plus grand secret, plusieurs chefs et dirigeants d’agence de renseignements de pays émergents ou de moindre puissance, dont l’Argentine, le Brésil, le Canada, les pays scandinaves, l’Australie, la Thaïlande et quelques pays d’Afrique, dont le Mali et Madagascar, décidèrent de mettre en place un haut conseil, dont les membres permanents seraient choisis par la coalition pour créer l’agence de l’APO, dans le plus grand secret. Il était d’ailleurs prévu qu’au cas où un pays puissant comme les États-Unis découvrirait le pot aux roses avant la formation de l’agence, tout serait annulé. Aussi, afin d’éviter que soient retracées les origines de cette nouvelle agence, les pays membres allouèrent un budget à partir d’un fond indépendant, ce qui donnait une large marge de manœuvre au fameux nouveau haut conseil. Une marge dont il profita amplement.
C’est que parmi les membres du haut conseil, ils y avaient des ambitieux, des visionnaires aussi, qui avaient en tête des idées plus grandes encore que celles des puissances qui avaient créer l’agence. On recruta parmi les meilleurs dans leur genre, un peu partout dans le monde. L’APO prit forme et un an plus tard, devint plus qu’une idée; une réalité. Depuis, l’organisation opère dans la clandestinité et trouve le moyen de s’autofinancer. Avec les années, elle est devenue indépendante de ses pays fondateurs, à qui elle ne demande plus de compte, mais où elle recrute encore la majorité de ses membres. Ces activités vont de la vente d’information de toute sorte, à des services qu’elle rend à certains pays. Par exemple, un pays peut faire appel à un contact de l’APO pour que l’agence surveille un groupe en particulier. Comme l’APO n’est pas une organisation gouvernementale à proprement parler, c’est un avantage certain. L’agence est crainte des autres, principalement parce que celle-ci n’a de compte à rendre à aucun gouvernement, aucune population, mais uniquement à elle-même, ce qui change considérablement la dynamique. Pourtant, elle a encore comme idéologie d’œuvrer pour un certain équilibre mondial et la défense de pays plus faibles contre des agences d’espionnage plus puissantes et contre les grandes puissances. C’est ainsi qu’on a parfois vu l’APO transmettre des informations secrètes à des groupes comme Wikileaks ou à des reporters, pour que des informations soient transmises sur les activités secrètes pas très nettes de certaines agences. Ceci dit, l’APO, de part son attitude un peu mercenaire, n’est pas nécessairement blanche comme neige elle non plus.
Hiérarchie et fonctionnement : La hiérarchie de l’APO est assez simple. Au sommet de la pyramide se trouve le haut conseil. Les membres permanents du haut conseil sont les fondateurs de l’agence, mais à ceux-ci s’ajoute le « premier directeur », qui se charge de l’administration journalière, « day to day » et qui donne les promotions, excepté celle de directeur. Du reste, les grandes décisions se prennent à la majorité, par le haut conseil, que ce soit certaines orientations de l’agence, la mise en place de grandes opérations, etc.
En dessous, se trouvent les comités, où dans chacun d’eux, il y a des directeurs. Chaque comité a sa spécialité et a un nombre de membres variables. Autant ils peuvent relever du renseignement, autant ce peut être plus des spécialistes d’une situation particulière. Quand l’agence travaille sur une opération importante, par exemple, une opération de grande envergure, comme dernièrement, au Niger, un comité est constitué. Ils sont donc temporaires, pour la plupart. Le directeur du comité dirige ses agents.
C’est ainsi qu’au bas de l’échelle, on trouve les agents. Leurs fonctions sont variables, multiples et en théorie, ils n’obéissent qu’à leur directeur de comité, mais en pratique, il n’obéisse pas à beaucoup de monde. Autonome, ils reçoivent des ordres à l’occasion et ils n’ont pas de compte quotidien à rendre sur leurs activités. Ils doivent cependant rendre des rapports mensuels sur leurs activités, à leur directeur. On trouve donc une hiérarchie qui laisse beaucoup de place à l’initiative personnelle et où chaque comité se fait compétition pour montrer qu’il est le plus compétent, le plus important.
Le recrutement se fait par le comité des « chasseurs de tête », des agents spécialisés dans l’art d’en trouver d’autres, rien de moins. Autant ils peuvent recruter des agents défectionnaires d’autres agences, autant ils peuvent prendre un nouveau venu ou encore, garder des agents doubles infiltrés au sein de d’autres agences. Des rumeurs voudraient même qu’ils aient un programme spécial où ils forment des enfants présentant certaines qualités au travail d’agent secret. Chaque agent doit réussir à passer une batterie de tests physiques, psychologiques, d’intelligence et répondre à certaines normes d’excellence. Une fois recrutés, ils sont insérés dans un comité, sous l’ordre d’un directeur et ils attendent les ordres. Ils n’ont pas de site d’entraînement particulier où ils font passer les tests, ça peut-être n’importe où, même si le centre de l’agence se trouve en Argentine. (c) Nasser Al'Nabarir Toute reproduction est interdite  
The perfect spyLa vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer.
|
|  | |
 We are the masters of the world We are powerful and gorgeous
More information ϟ Messages: 5744
ϟ Inscrit le: 04/02/2011
détails des capacités More information Compétences:  | Sujet: Re: LES AGENCES △ annexe descriptive Dim 22 Jan - 16:05 | |
| la cia Historique : La CIA est créée dans le contexte de l’après deuxième guerre mondiale, en 1947. L’OSS, le bureau des services stratégiques, l’agence de renseignement des forces alliés durant la guerre est dissoute, mais les États-Unis s’équipent d’une agence de renseignement bien à eux, fort de leur expérience de la guerre. Au départ, c’était donc une organisation presque paramilitaire, puisque la plupart de ses membres étaient d’anciens militaires qui avaient été dans le renseignement pendant la guerre. Dès sa fondation, la CIA va se retrouver à affronter son agence rivale, le KGB, un peu partout dans le monde. Cette véritable guerre que vont se livrer les deux organisations pendant quatre décennies va forcer la CIA à constamment innover, être active, mais aussi, de profiter d’un budget toujours un peu plus grandissant, bien qu’en échange, l’État surveille de plus en plus étroitement les activités de cette agence.
Durant la guerre froide, la CIA fit plusieurs coups d’éclat, dont certains sont plus ou moins mémorables. On pense entre autre à la Baie des Cochons à Cuba, où des Cubains entraînés par la CIA ont tenté de renverser les Castristes au pouvoir ou au 11 septembre du Chili, lorsqu’un avion américain bombarde le palais présidentiel, éliminant le gouvernement de gauche à peine élu, pour laisser place à un putsch militaire appuyé par la CIA. Des actes plus mémorables, il y en a eu. D’abord, tous ces scientifiques qui traversent à l’ouest, fuyant les Soviétiques pour apporter leur savoir en Occident, c’est largement grâce à leurs efforts, ainsi que la démocratisation dans plusieurs pays.
Durant les années 70 et 80, la CIA dut rendre ses comptes. Les assassinats politiques étaient désormais interdits par le Congrès américain, ainsi que l’espionnage sur d’autres Américains. Il était aussi interdit d’assassiner des citoyens américains. La hiérarchie devint plus ferme, les différents secteurs devaient maintenant rendre des comptes à des représentants du gouvernement et des membres du Congrès qui avaient pour mission de surveiller l’agence, qui devint de facto plus tranquille et mena des missions de moins grandes envergures. La chute du KGB et la fin de la Guerre Froide n’aidèrent pas les choses et la CIA n’était plus aussi puissante qu’autrefois, elle paraissait même n’être qu’un organe comme les autres des USA. Elle n’en était pas moins la plus puissante agence de renseignement au monde. Puis, le 11 septembre 2001, tout bascule.
La guerre au terrorisme devait rendre l’éclat d’antan à la CIA. Au nom de la sécurité, on ouvrit les valves de l’agence de renseignement, qui de nouveau, pu profiter d’un budget toujours croissant, mais de plus grandes permissions aussi. On pouvait désormais torturer des présumés terroristes ailleurs que sur le territoire américain, combattre des organisations clandestines, pourchasser des suspects d’actes terroristes, où qu’ils se trouvent, et assassiner les dirigeants de groupes terroristes. La CIA finance aussi des ONG qui font la promotion de la démocratie, des groupes de révoltes dans les pays qui financent le terrorisme. Elle se mit à travailler en collaboration encore plus grande avec l’armée américaine, prise dans deux guerres. On voyait maintenant des agents de la CIA parmi les troupes, à les diriger, donner des indications. Des agents de la CIA étaient des membres d’état-major et des officiers faisaient maintenant partie de certains comités de la CIA. Ce n’est pas un hasard si le nouveau directeur de la CIA, de nos jours, est l’ancien commandant en chef des troupes américaines en Irak et en Afghanistan. De plus en plus, la CIA et l’armée tendent à converger.
Hiérarchie et fonctionnement : La CIA se divise en quatre grandes sections, toutes chapeautées par le directeur. Le NCIS : la division clandestine, responsable des opérations à l’extérieur des US, la division des renseignements, celle qui récolte et analyse les renseignements, qu’on transmet souvent au NCIS, la direction scientifique et technologique, qui développe de nouvelles technologies, pour ne pas dire armes, toujours plus utile à la CIA et, enfin, l’administration, qui est un peu la base de la CIA, ses fonctionnaires, qui s’assurent simplement du fonctionnement général de cet immense appareil. Quand on parle d’agent, que ce soit des « cover agents », « field agents » ou encore « link agents », ils œuvrent tous dans le NCIS. Pour les autres, on parlera plutôt de fonctionnaire, d’analyste, techniciens, etc.. Pour vous donnez une idée des proportions, la CIA possède un budget annuel de 3.1 milliards de dollars et environ 23 500 personnes y travaillent, officiellement.
Alors, petit rappel, il y a un directeur qui dirige les quatre bureaux, on l’appelle le DCI. En dessous, il y a le DCIA, son adjoint et en dessous, le DDCI, le sous directeur. Ces gens sont tous nommés par le président des États-Unis, rien de moins et ils forment la direction de la CIA. Il y a aussi les directeurs de chacune des quatre grandes sections qui obéissent à leurs ordres et le reste est la pyramide habituelle, avec ses cadres, ses employés, etc.
Ce qui nous intéresse, c’est la hiérarchie au niveau des agents du NCIS. D’abord, au bas de l’échelle, il y a deux types d’agent : les agents dits de terrain et les agents de liaison. Les deux travaillent en duo et sont indissociables. L’agent sur le terrain est toujours en liaison avec l’autre, d’où le terme, et l’agent de liaison est aussi le supérieur. Celui qui se salit les mains et qui œuvre sur le terrain, vous l’avez deviné, c’est l’agent sur le terrain. Leur identité est tenue secrète, seul l’agent de liaison la sait et souvent, ils œuvrent incognito pour des groupes comme reporter sans frontière, la croix rouge, et même des firmes internationales américaines. Vous croyez rencontrer le représentant d’une compagnie de pétrole ou pharmaceutique et en fait, vous êtes face à un agent de la CIA, merveilleux non? L’agent de liaison habituellement, a une identité plus liée au gouvernement, comme un membre de l’ambassade, un simple fonctionnaire, en apparence, quelqu’un avec l’immunité diplomatique américaine, ce qui est essentiel.
Donc l’agent de liaison est le patron et le conseiller de l’agent sur le terrain. Il le surveille, avec tous les moyens dont il dispose. L’agent de liaison quant à lui n’a de compte à rendre qu’au directeur de son bureau et même, parfois, qu’à la direction même de la CIA. Dans le NCIS, dites vous que les agents de liaison font la pluie et le beau temps. Détail en passant, il peut arriver qu’un agent de liaison ait deux agents de terrain à sa charge, mais jamais plus. Un seul est la norme.
Au niveau du recrutement, pour les agents, précisions le, d’abord, première condition, il faut être un citoyen américain. Les conditions de recrutement sont sévères. À partir de là, vous allez passer une batterie de tests à Langley, en Virginie. Ensuite, suivre des cours et un entraînement progressif à Langley toujours. Cours de psychologie, de langue, de politique, la totale. Pour certains, ce n’est que de la révision. On vous forme aux métiers. Vient l’entraînement militaire intensif de plusieurs mois. Au programme : séance de torture, détecteur de mensonge, survie en forêt, agression dans la rue quand vous rentrez à votre édifice vous coucher, bref, l’enfer. Après, on vous fait jurer allégeance à la CIA et aux USA et vous devenez officiellement un agent de la CIA. On vous donne alors une nouvelle identité complète, on vous laisse gérer comment vous allez dire tout ça à vos parents, proches, on vous demande la plus grande discrétion. « Je travaille pour le gouvernement », c’est bien suffisant. Puis, le lundi matin, vous rentrez travailler à Langley, ou vous partez en mission, dans les deux cas, vous rencontrez votre agent de liaison très rapidement et il n’est pas rare que ce soit un de vos formateurs. Ce n’est pas une coïncidence.
À noter qu’à ce jour, il n’y a pas eu de défections au sein de la CIA (qu’un agent quitte l’agence pour une autre, ou déserte). Ce qui ne veut pas dire que certains éléments problèmes n’ont pas été éliminés avant l’heure. Chose certaine, leur système a fait ses preuves.
(c) Nasser Al'Nabarir Toute reproduction est interdite  
The perfect spyLa vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer.
|
|  | |
 We are the masters of the world We are powerful and gorgeous
More information ϟ Messages: 5744
ϟ Inscrit le: 04/02/2011
détails des capacités More information Compétences:  | Sujet: Re: LES AGENCES △ annexe descriptive Dim 22 Jan - 16:05 | |
| le sis Historique : Le fameux MI6. Oublié James Bond et les gadgets, ça n’a rien à voir. Quoique… Le SIS est d’abord et avant tout une des sinon la plus vieille agence de renseignement au monde. Elle est fondée en 1909, à l’aube de la première guerre, par des Britanniques prévoyants et visionnaires, c’est le cas de le dire, qui sentaient que l’espionnage allait devenir un nouveau nerf de guerre important et ils eurent raison. Durant les premières années, il y eut beaucoup d’essais et erreurs, de réussites et d’échecs, comme un premier né qui fait ses premiers pas. Lors de la deuxième guerre, fort de son expérience, le SIS était la principale agence qui organisa l’OSS américain, alimenta les réseaux de résistances dans les zones d’occupation, principalement en France et elle se spécialisa surtout dans les « faire à croire », dans l’art de berner les ennemis avec de fausses informations. Moins brutale que d’autres agences, elle s’est démarquée par la ruse, ce qui restera sa lettre de noblesse. On lui doit les fausses flottes, les fausses armées prête à s’embarquer pour Calais, les flots de messages contradictoires, faire exprès de prendre contact avec un espion ennemie pour lui transmettre de fausses informations, avec des semis vérités pour mieux le berner encore. À la fin de la deuxième guerre, le SIS est probablement une des agences les plus efficaces au monde.
Durant la Guerre Froide, le SIS choisit de se tenir à l’écart de la lutte entre la CIA et le KGB. Même, l’agence choisira d’agir avec tempérance, effectuant des opérations de contre-espionnage sur son île, renvoyant les agents de la CIA et du KGB chez eux, mais aussi, ils vont agir, un peu partout dans le monde, comme l’agence qui combattait pour la stabilité. En effet, le SIS visait à ce que la Guerre Froide ne se réchauffe pas et empêchait donc, autant le KGB que la CIA, de renverser des gouvernements à qui mieux-mieux, d’assassiner certaines personnes, etc., ce qui va créer de grandes tensions avec la CIA. Le SIS défendra aussi, évidemment, les intérêts britanniques partout dans le monde, mais formera aussi les agences, plus petites, des colonies qui devenaient indépendantes à ce moment, dont l’Inde, par exemple, mais aussi l’Australie et le Canada.
La fin de la Guerre Froide mit fin à cette période d’arbitre qui l’avait occupé. Le SIS se mit plutôt à être une sorte d’éclaireur pour le gouvernement britannique, établissant des contacts de toutes sortes et tissant une énorme toile, tandis que la CIA devenait moins active. Avec la venue de l’ère des terroristes et la relance des services de renseignement, le SIS travailla davantage de concert avec la CIA. Pendant que les Américains jouaient les gros bras un peu partout, le SIS leur fournissait des informations très utiles et en récoltait d’autres. Il y eut des commissions parlementaires pour vérifier si le SIS utilisait la torture, par exemple, pour obtenir des informations, mais il fut prouvé que non. En revanche, il pouvait arriver qu’on transmette des informations à la CIA, qui elle, pouvait capturer et torturer la personne. Oups… Ceci dit, le SIS n’est pas renommé pour sa violence et ses agissements à la dure.
Hiérarchie et fonctionnement : Cette agence de renseignement est restée très secrète, à un point tel qu’on sait peu de choses sur son fonctionnement ou son organisation. N’allez pas croire que les livres et les films sur James Bond sont fiables d’ailleurs. En revanche, il est vrai qu’on nomme le directeur de l’agence de la simple lettre « C » et qu’il y a un chef d’un département scientifique et développement qu’on appelle « Q ». Du reste, le SIS fonctionne par équipe. Une équipe travaille sur un projet, il y a un chef d’équipe et dans l’équipe, chaque personne a un rôle, que ce soit celui de traducteur, analyste d’information, etc. Il y a une équipe par projet, c’est aussi simple que cela. Les projets sont, officiellement du moins, toujours des trucs légaux. Pas d’assassinat politique ici. On parle plutôt d’infiltrer une organisation, de collecter des informations, d’établir des contacts, créer des réseaux, faire de la diplomatie secrète. À la fin d’un projet, si l’équipe a bien travaillé, elle n’est pas toujours dissoute et elle travaille alors sur un nouveau projet. Au-dessus des équipes se trouvent les coordonnateurs, qui eux, assurent la cohésion générale de l’agence et enfin, au-dessus, on trouve le directeur de l’agence.
La vie des agents du SIS est donc faites de voyages, de rencontres, parfois sous une fausse identité, parfois non. Ils ne se présenteront pas comme des agents secrets, mais comme des membres du gouvernement britannique. Certains les comparent même à des lobbyistes d’État, ça vous donne une idée. D’ailleurs, ces agents vivent au frais de l’État, mais quand ils sont en Angleterre, c’est un peu comme s’ils étaient libres à nouveau et qu’ils pouvaient réintégrer leurs familles normalement, sans qu’ils ne mentionnent en quoi consiste leurs activés. En fait, ils n’ont même pas le droit de dire qu’ils travaillent pour le SIS. On peut donc dire que l’agence travaille avec une hiérarchie presque horizontale, souple à tout le moins, où chaque membre de l’équipe travaille sur l’objectif à atteindre et fait ce qu’il à faire.
Sur le recrutement, on sait encore peu de choses. D’abord, au sein du SIS, il n’y aurait pas que des citoyens britanniques. On recrute des gens selon leur potentiel, comme chez les autres agences, mais on cherche surtout des gens avec du sang froid, mais bon communicateur aussi. On leur fait passer la batterie de tests habituels, on leur donne quelques formations, dont des cours controversés et qui ont fait sourire, sur « l’art de la séduction », rien pour faire disparaître la réputation James Bond. Ici, pas d’entraînement militaire proprement dit. On dit même, officiellement, que les membres du SIS ont une formation équivalente à celle de la police en matière de combat et de maniement des armes, mais on peut en douter. Ce serait trop beau pour être vrai. En fait, le SIS vise plutôt sur une formation progressive de leurs agents. Entre deux projets, ils prennent des cours, suivent une formation particulière. Ils peuvent même aller faire des études à l’université et reprendre du service pour l’agence après. Comme quoi vous devriez prêter plus d’attention à vos collègues en classe… (c) Nasser Al'Nabarir Toute reproduction est interdite  
The perfect spyLa vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer.
|
|  | |
 We are the masters of the world We are powerful and gorgeous
More information ϟ Messages: 5744
ϟ Inscrit le: 04/02/2011
détails des capacités More information Compétences:  | Sujet: Re: LES AGENCES △ annexe descriptive Dim 22 Jan - 16:05 | |
| le svr Historique : Vous parlez du SVR sans vous parler du KGB est quelque peu difficile. Le KGB était, de son temps, une des plus puissantes agences de renseignement et d’espionnage au monde. Elle avait des agents partout, infiltrés jusque dans la fonction publique américaine, où se confondait la cause de la mère patrie et celle de renverser le capitalisme pour le remplacer par le communisme. Durant toute la Guerre Froide, cette agence fit la guerre, littéralement, à la CIA, pour le contrôle du monde par influence. Une lutte acharnée, que le KGB ne perdit pas vraiment, sans toutefois arriver à prendre le dessus. En fait, le KGB était en train de prendre le dessus sur une CIA de plus en plus limitée par son propre pays, à la fin des années 80, quand des troubles éclatèrent en URSS. Dans la tourmente, l’agence supporta un putsch militaire qui échoua et dans ce qui en résultat, le gouvernement préféra dissoudre l’agence, hors de contrôle et devenue plus forte que le dirigeant du pays, que de la garder en fonction. De toute façon, l’URSS s’écroula également et les agents du KGB durent se trouver un nouvel emploi. Beaucoup formèrent alors ce qui allait devenir la mafia russe, qui s’organisa en groupe un peu partout dans le monde, vendant armes et équipements de l’armée soviétique défunte. D’autres se lancèrent dans le commerce et devinrent de hauts cadres dans des compagnies pétrolières et d’autres, enfin, se lancèrent en politique. Le président Poutine, entre autre, était un ancien agent du KGB. L’ombre du KGB demeurait donc toujours présent dans la nouvelle Russie.
La nouvelle Russie ne pouvait pas se passer d’une agence d’espionnage et son nouveau président forma le SVR peu de temps après la fondation du pays. Des anciens membres du KGB rejoignirent la nouvelle organisation et en profita pour moderniser l’agence, repartir à neuf, en gardant ce qui fonctionnait bien par le passé, et très vite, le SVR devint presque aussi fort que le KGB, après une période de transition.
Le travail du SVR était de protéger la Russie contre les menaces extérieures et intérieures, en infiltrant divers groupes, obtenant de l’information par tous les moyens jugés nécessaires et capable aussi de porter des coups et de faire craindre la Russie, la faire respecter à travers le monde. Une des devises du SVR est « Laissez les nous haïr tant qu’ils nous craignent ». N’allez pas croire quand même que la Russie ne faisait face à aucune menace. Les groupes terroristes y tuaient des centaines de personnes, bien avant les attentats du WTC. Il suffit de penser à l’incident de l’opéra ou de l’école primaire. De plus, la CIA et le SIS, dans une moindre mesure, avaient profité de la confusion pour infiltrer le pays. Enfin, des anciennes armes nucléaires étaient entre les mains de certains généraux russes plus ou moins obéissants, une aile nationaliste prête à renverser le gouvernement et, pour couronner le tout, d’anciens agents du KGB vendaient maintenant au plus offrant des informations sur le fonctionnement de l’ancienne agence.
C’est cette situation particulière, sans excuser tous les gestes du SVR, qui fit que l’organisation devint très dure et très guerrière, accomplissant âprement ces objectifs. Les cellules de terroristes tchétchènes furent traquées et détruites où qu’elles soient. Les agents adverses furent débusqués et assassinés aussi. Bien vite, ceux qui restaient quittèrent le pays. Les anciens agents osant compromettre des dossiers secrets furent aussi éliminés, qu’on pense à Litvinenko qui avala du plutonium en quantité mortelle dans un restaurant en Angleterre. Un coup sous le nez et la barbe du SIS qui y perdit un informateur clé. À l’interne, les généraux refusant d’obéir au nouveau gouvernement périrent tous dans des circonstances mystérieuses. Les journalistes qui écrivaient contre le régime, contre le président et même, contre le SVR, connurent le même sort. Enlèvement, disparition, assassinat en plein appartement de Moscou, le SVR sut se faire respecter et être craint, c’est vrai. Il était comme un couteau dans l’ombre, prêt à s’abattre sur les ennemis de la Russie. En 2010, peu de personnes parlent contre le régime, contre le SVR, la Russie est peu infiltrée et aucun militaire ne lève le petit doigt pour protester et il n’y a plus d’attentat terroriste. La fin justifie les moyens.
Hiérarchie et fonctionnement : Les Russes étant des experts dans l’art de rendre une hiérarchie compliquée, celle du SVR est une véritable toile difficile à déchiffrer, qui reste une énigme comme le reste de l’agence d’ailleurs. Ce qu’on sait, c’est qu’un directeur dirige le SVR et qu’il n’obéit qu’à des ordres directs du président russe. Ce directeur principal voit alors son agence se diviser en trois, chacune dirigée par un autre directeur. L’agence d’analyse et d’information, l’agence de contre-espionnage extérieur et l’agence de renseignements économiques. Au travers de tout cela se trouve des académies, lieux de formation du SVR, sous la responsabilité de d’autres directeurs, des collèges, des présidiums, bref, c’est un imbroglio de fonctionnaires et il y a fort à parier que la complexité de tout cela est volontaire.
Ce qui est important de savoir, c’est que dans les faits, le SVR fonctionne de façon territoriale, par antenne légale et illégale. Les antennes légales sont confirmées par le gouvernement russe et agissent de façon semi-officielle. Celles illégales ne sont jamais reconnues par les Russes et agissent dans le plus grand secret. Chaque antenne, ou cellule si vous préférez, opère dans un territoire donné, souvent, les délimitations d’un pays, ou dans le cas où il est grand, un état de ce pays. Les antennes légales sont un peu des centres d’information, tandis que celles illégales sont plus proactives. Elles peuvent même se livrer à des activités de terrorisme, meurtre politique, vol d’information, etc. Une antenne peut être formée de vingt personnes, comme de seulement deux ou trois, ou même une. Plus surprenant encore, une antenne peut être dormante, c'est-à-dire qu’elle ne se livre à aucune activité d’espionnage, puis, on l’active et elle entreprend alors ses activités et après, elle peut à nouveau se rendormir, ce qui rend l’agence difficile à suivre.
Derrière les antennes, il y a les « services ». Les services sont des unités spécialisées, qui viennent supporter le travail d’une antenne. Ce sont eux la véritable force de frappe de l’agence, quand il faut l’employer. Un service peut même traquer une personne, où qu’elle soit, puisque les antennes ne sortent pas de leur zone. Qui dirige les antennes ou les équipes? Au sein même, dans l’esprit de l’ancienne union soviétique, personne. Les membres sont égaux, œuvrent ensemble. Ils obéissent aux ordres d’en haut, qui viennent dont ne sait trop où justement. Les agents du SVR ne savent jamais donc à qui ils obéissent, sinon à l’agence au sens large. D’autant qu’une antenne ne sait jamais trop où sont les autres antennes, ce qu’elles font et encore moins d’information circulent sur les services.
Autre chose particulière du SVR et qu’on lui reproche souvent, sa proximité avec le crime organisé, particulièrement la mafia russe. Parfois, des familles de la mafia sont littéralement des antennes illégales qui ont décidé d’occuper leur temps pendant qu’elles sont en dormance. Ce qui fait que certains se demandent à qui obéit vraiment tout l’appareil de cette agence qui semble flirter dangereusement avec les grands réseaux criminels.
Le recrutement du SVR est bien la seule chose qui parait simple, aux premiers abords. Il y a des académies, un peu partout dans les grandes villes de Russie, prêtes à accueillir des candidats potentiels, qui y suivent des cours équivalent à l’université, qui les préparent à leur carrière d’agent secret, ni plus ni moins. Cependant, il y a un fort endoctrinement et on oblige les gens à tout abandonner, famille et amis, pour se consacrer à la fraternité, au SVR. D’ailleurs, l’agence du SVR compte parmi celle où il y a le plus grand nombres de défections, à cause du traitement rigide infligé à ses membres. Même à l’académie, on y engage la loi du plus fort et on s’assure que les faibles soient rejetés. Une fois qu’on retient les forts, on les place là où on les juge le plus utile et non où les gens veulent aller. (c) Nasser Al'Nabarir Toute reproduction est interdite  
The perfect spyLa vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer.
|
|  | | | | LES AGENCES △ annexe descriptive | |
|
Sujets similaires |  |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |