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 Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...

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Carter J. Hunt


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MessageSujet: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Mer 13 Fév - 13:48





Mission sous couverture ...
Elena & Carter
« Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin. »


Aujourd'hui et cela était rare, Carter Julian Hunt, agent de la CIA spéciliste dans l'art de devenir quelqu'un d'autre, était de bonne humeur. Il faisait beau, sa fille était partie durant quelques temps chez sa grand mère et il avait terminé ses rapport de mission, enfin il pensait pouvoir garder avec lui cette joie intérieure jusqu'à ce qu'on l'appelle dans le bureau du directeur. «Agent Hunt, comme vous le savez un individu inconnu de nos services, s'est joué de notre agence ainsi que du SVR afin de déclencher une guerre froide et bien qu'il est disparu depuis, nous avons enfin retrouvé sa trace. » On lui tendit un dossier tout en lui expliquant que son visage et son nom était inconnu ainsi que toute information permettant de retrouver cet homme. La seule chose qu'on savait est qu'il était infiltré dans une banlieue chic de la Californie et qu'il y séjournait avec une autre personne. Jusque là il comprenait et le fait d'y être envoyé n'était pas un problème pour lui jusqu'au nom de sa partenaire. «Vous n'allez pas travailler avec une de nos agents mais bel et bien avec une agent du SVR. En réalité vous avez déjà eu affaire à elle et bien que vos relations sont quelque peu conflictuelles le fait est qu'ensemble vous y arrivez toujours.» «Non, non s'il vous plait n'importe qui d'autre mais pas elle! Elle est insupportable, veut tout commander et se croit plus intelligente que tout le monde, une fois elle m'a même frappé pour pouvoir être la première à coincer un suspect. Vous devez bien avoir quelqu'un d'autre, même un homme s'il le faut.»«Je suis désolé, mais le SVR a insisté, elle est la meilleure dans son domaine. Vous n'avez pas le choix. Votre mission commence demain à 16:00. Auparavant vous irez cherchez mademoiselle Sadovski à l'aéroport. Bonne chance agent Hunt.»

Le lendemain arrivé en Californie, Carter attendait "sa femme" à l'aéroport. Elena Sadovski était la meilleure agent d'infiltration qu'il est eu l'occasion de rencontrer dans sa vie, le problème ? Elle était réellement insupportable et entre eux, une guerre était déclarée. Leur rencontre remontait à deux ans, à Moscou. Ils avaient tout deux été chargés de la protection d'un enfant. Malheureusement ils avaient échoués et à force de rejeter la faute sur l'un et sur l'autre plus rien n'avait pu arranger la situation. Elena détestait les américains, Carter les russes. Et le fait que ce soit un enfant qui est perdu la vie dans cette mission n'avait fait qu'aggraver les choses, d'autant plus que Carter était père d'une petite fille, mais cela Elena ne le savait pas. Attention, si jamais il détestait bel et bien la russe il y avait une chose qu'il ne pouvait pas lui enlever : son physique de rêve. Elena était véritablement magnifique et cela avait tendance à agacer Carter un peu plus à chaque fois qu'ils devaient travailler ensemble, puis qu’à chaque fois elle jouait de ses charmes pour obtenir ce qu'elle voulait. Seulement cette fois ci la situation était complètement différente. En effet pour se faire complètement accepter au sein du quartier et ainsi pouvoir arrêter l'individu, ils devaient jouer un couple marié depuis six mois, heureux en ménage et extrêmement amoureux. Ils étaient monsieur et madame Harrington. Anglais d'origine, rencontrés à l'université, lui entrepreneur d'une entreprise de construction et elle patronne de sa propre boulangerie. Bref un couple modèle, ayant une situation plus que confortable.

Lunette de soleil sur le nez, polo de grande marque sur le dos, Carter attendait Elena depuis plus d'une heure, car comme d'habitude elle était en retard. Carter avait une de ses voitures qui ne passaient pas inaperçues. Une grosse voiture noire aux vitres teintées. Vive la CIA. Enfin elle sortit de l'aéroport. Il ouvrit le coffre pour qu'elle puisse y glisser sa valise et attendit qu'elle monte dans la voiture pour démarrer. Le début du trajet ce fit sans un bruit et une fois arrêté à un feu, c'est Carter qui brisa le silence. «Nous sommes mariés depuis six mois, mais cela on doit te l'avoir déjà dit. Tu es Lisa Harrington, jolie anglaise de trente ans possédant ta propre boulangerie, comme si tu étais capable de cuire quelque chose. Je m'appelle William. Nous venons de Londres et nous avons fait nos études à Stanford, c'est là que nous nous sommes rencontrés, ta mère est russe c'est pour cela que tu possèdes un petit accent. L'homme qu'on recherche est inconnu, on sait juste qu'il vit avec une femme et qu'à priori il n'a pas d'enfants. Bref comme toutes les personnes qui vivent dans le quartier. Enfin c'est un quartier bourgeois, chic où seuls les personnes aisées vivent, bref tu te comportes bien et ne fait pas de crises d'hystéries. Bref ne soit pas toi.» Avec un sourire hypocrite il redémarra la voiture et se rendit dans l'immense quartier. Ils étaient assez éloignés de la ville et tandis qu'il garait sa voiture devant le garage, il regarda autour de lui. Jamais il n'avait connu cela et jamais il n'aurait pensé pouvoir y vivre un jour. Peut être que cette mission n'allait pas apporter que des inconvénients.

Entrant dans la maison, il déposa les différentes valises à l'entrer. «Tous les jours nous seront contactés par nos agences pour un débriefing complet. Ce soir il y a un barbecue qu'organises les voisins et nous sommes invités. Je ne dors pas sur le canapé donc ou c'est toi ou alors tu va devoir dormir avec moi, sinon il te restes le sol de la chambre. Ce soir juste avant de partir nous aurons la liste complète de nos voisins avec noms, prénoms, âge, antécédents. Bref tous. Enfin dernièrement tous ce que je vais faire durant cette mission sera fait à contre coeur alors évite de me frapper si je t'embrasses pas comme à Rome. Nous sommes censé être amoureux et heureux. Bien qu'avec toi je me demande comment faire. » Carter déposa toutes les valises dans la chambres avant de s’asseoir sur le lit. Cela allait être long, très long.

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Dernière édition par Carter J. Hunt le Mer 13 Fév - 19:09, édité 1 fois
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Elena Sadovski


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Mer 13 Fév - 14:39

mission sous couverture.


C’est le téléphone qui me réveilla, alors que je dormais bien au chaud, dans mon lit. «Sadovski.» répondis-je, encore dans les vapes. « Nous avons une mission pour vous. » Ils avaient maintenant toute mon attention. J’écoutai ce que l’on me dit au téléphone et si la mission allait être intéressante, ma mâchoire tomba au plancher lorsque j’entendis le nom de l’homme avec qui j’allais travailler.

Je débarquai de l’avion après près de 20 heures de vol. Si j’avais réussi à dormir, je me retrouvais confronté à un autre problème. Je détestais la chaleur et voilà que je me retrouvais en Californie, sous ce soleil constant. Je savais déjà que la mission serait pénible. Mes lunettes de soleil sur le nez, je sortis de l’aéroport à reculons. Je serais sans problème monter dans le prochain avion qui retournait en Russie, je n’avais pas envie de passer plus que quelques minutes en compagnie de Carter. Il se croyait meilleur que tout le monde, intouchable, ô si merveilleux et puissant. Il me donnait régulièrement envie de vomir. La seule chose acceptable chez lui devait bien être son physique. Il avait, je devais l’avouer, un sourire à faire fondre n’importe qui. Enfin, presque n’importe qui. Il est difficile de faire fondre une Russe.
Lorsque je l’aperçu, je roulai les yeux derrière mes lunettes teintés et le laisser mettre mes valises dans le coffre. Je restai silencieuse tout le trajet, n’ayant pas envie de m’entretenir avec lui. J’avais autres choses auxquelles penser. L’homme que nous recherchions était une grande menace pour la Russie et mon pays comptait sur moi pour l’attraper. C’était le but que je devais me fixer. Dans le voiture, je réfléchissais aux informations que l’on m’avait donné, les analysant, déduisant tout ce qu’il m’était possible de savoir. Mon regard était fixé vers l’extérieur, la tête tournée. Même si je réfléchissais, je sentais la lourdeur du silence entre Carter et moi. Nous étions supposés jouer les couples heureux, je ne savais pas comment nous allions réussir à faire cela. En public nous allions peut-être réussir à nous tenir, mais une fois les portes de notre maison fermées, nous allions nous entre-tuer, c’était assurer. Il brisa ce silence pour me dire tout ce que je savais déjà, en rajoutant une touche d’humour. «… Enfin c'est un quartier bourgeois, chic où seuls les personnes aisées vivent, bref tu te comportes bien et ne fait pas de crises d'hystéries. Bref ne soit pas toi. » Avoir eu une arme sur moi, je me serais probablement fait un plaisir de lui tirer dans la jambe, pour le faire souffrir un peu, malheureusement je n’avais pas pu apporter mon pistolet avec moi dans l’avion, il était donc dans la voiture. Généralement, je n’étais pas douée avec les armes à feu, mais à si peu de distance, il était difficile de manquer sa cible. Je restai plutôt silencieuse le restant du trajet, ne rajoutant rien à sa remarque. Il n’en valait même pas la peine.
Nous arrivâmes peu après à la résidence qui nous avait été achetée. C’était immense, mais il fallait dire qu’elle paraissait presque petite, vu les châteaux qui l’entourait. Carter gara la voiture et débarqua les valises. Pendant ce temps, j’entrai dans notre futur nid d’amoureux pour épier les lieux. Arrivant dans le salon, je me dirigeai vers l’énorme manteau de cheminé, où se trouvait de nombreuses photos encadrées. Wow, la CIA et le SVR avaient de très bons graphistes, j’avais devant moi des photos de notre "mariage" et nous avions l’air heureux, Carter et moi. Difficile à croire. Il y avait plusieurs autres photos dans ce genre, des voyages que nous avions fait, des endroits que nous avions visités. Comme si nous étions un couple parfait. En regardant ces images montées, un coup de nostalgie me frappa. Je n’aurais jamais cela, des moments aussi heureux. Je ne saurais que les prétendre. Avec mon métier d’espion, je n’avais ni le temps pour une relation, ni l’envie. L’idée du mariage ne pouvait même pas me traverser l’esprit, encore moins celle d’avoir des enfants. Ma vie n’était faites que de mensonges et d’hypocrisie. Lorsque Carter revint, je lui tournais dos, mon regard encore fixé sur les images, et l’écoutai à moitié. Je ne fis rien quant aux mesquineries qu’il me lançait, me sentant légèrement blasée, tout d’un coup. « À quelle heure, le barbecue ? » demandais-je, suivant finalement l’homme jusqu’à la chambre principale. Il fallait se préparer, mettre en place tous les détails de notre couple pour que cela soit crédible. Pour l’instant, je n’avais pas envie que nous nous arrachions les cheveux, je souhaitais simplement que notre couverture ne tombe pas à l’eau.

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Carter J. Hunt


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Mer 13 Fév - 15:41





Mission sous couverture ...
Elena & Carter
« Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin. »


La chambre était réellement magnifique. Grande, spacieuse avec une gigantesque salle de bain et une vue sur le jardin de nos voisins. Le lit était immense, bonne nouvelle. Après avoir fait le tour du propriétaire, Carter daigna enfin répondre à la jeune femme. «Dix neufs heures. Il faut qu'on apporte quelque chose donc je vais te laisser faire une joli gâteau. Avant de faire tout cela il faut qu'on mette se mettent d'accord sur certaines choses. Je te proposes des trucs, tu me dis si cela te convient. D'abord je veux vraiment réussir ma mission et je suppose que toi aussi, alors il va falloir qu'on fasse un minimum d'efforts. Concernant notre "couple". Tu t'entends bien avec mes parents, on veut deux enfants, mais pour l'instant ça ne fonctionne pas, ça rajoute un côté "on veut vraiment être parents, mais malheureusement la chance n'est pas avec nous". Les gens aiment bien. Nous n'allons pas souvent en Angleterre, nous adorons voyager. Je suis allergique à l'arachide et aux chats. Ça c'est au cas où ils me tendent quelque chose aux cacahouètes ça fait bien si c'est ma femme adorée qui vient me sauver. Entre nous ça tout de suite été le coup de foudre. Pour le reste tu inventes et vient me donner les réponses pour que je ne passe pas pour un mari indigne. Bon tu as d'autres idées ?» Il plongea son regard azur dans celui vert émeraude dans celui de la jeune femme et comme d'habitude ils eurent une de leurs conversations silencieuses. C'était une chose de déstabilisante entre eux. Autant ils se déchiraient, autant parfois ils étaient tellement synchro et fusionnels sur certaines choses que ça en devenait presque effrayant.
Le reste de la journée, Carter installa tout le matériel informatique et de surveillances tandis que la belle russe était derrière les fourneaux et autant dire qu'en voyant cela, l'agent de la CIA avait explosé de rire. Elena n'était pas une de ses femmes qui restaient tranquillement à la maison à nettoyer, faire la cuisine et garder les enfants. Non, Elena était une femme d'action, il fallait que ça bouge et au vu de comment elle maltraitait les œufs, la cuisine n'était pas vraiment son fort. Arrêtant de se moquer, il passa derrière la jeune femme et posa ses mains sur celles de la belle brune. Oui c'était une chose que Carter aimait faire, la déstabiliser et jouer avec ses nerfs et puis le fait d'être collé au corps d'une belle jeune femme n'était pas non plus désagréable, enfin sauf si elle ouvrait la bouche et c'était le cas d'Elena. «Attends, je vais t'aider, parce que à ce stade là, demain on y est encore.»Il n'avait pas cuisiné avec elle toute la journée, non parce qu'au bout de quelques secondes, la belle s'était éloignée prétextant avoir quelque chose à faire et automatiquement un immense sourire était venu se visser aux lèvres de Carter, parce que vraiment, il n'y avait rien de mieux que de voir une espionne russe déstabilisée, surtout quand cette même espionne est votre meilleure ennemie.

Dix-huit heures trente cinq. Carter était enfin prêt. Habillé d'une chemise bleue qui faisait ressortir ses yeux et d'un jean's noir. Carter attendant sa "femme" depuis plus d'une demie heure. Regardant l'heure sur sa montre pour la cinquantième fois, il s'asseyait sur le divan jusqu'à ce qu'enfin elle apparaisse. Au début il avait été troublé de la voir si ... Belle. Pourtant elle n'avait rien fait de spécial et il l'avait déjà vu dans de très belles robes ou même dans de minuscules maillots de bains. Mais là elle était belle puisqu'elle était au naturel, simplement habillée d'une petite robe d'été. Il reprit ses esprits avant qu'elle s’aperçoive de quelque chose et fit donc ce qui savait faire de mieux ... Râler. «C'est pas trop tôt ! Tu foutais quoi dans cette salle de bain ?!»Prenant avec lui une bonne bouteille de vin tandis qu'Elena se saisissait de la chose qui était censé être un gâteau, il lui tendit son bras et partie sonner chez les voisins d'en face. Monsieur et Madame Niels. Deux enfants, un de seize ans et un notre de huit. Ils étaient extrêmement respectés et appréciés dans le voisinage et bien que leur dernier enfant était un véritable monstre, personne n'osait rien leur dire puisque c'était eux les présidents du quartiers. Christopher Niels était chirurgien et sa femme, Anna était une riche héritière qui préférait prendre le thé avec ses amies que travailler. Lui avait pour habitude de tromper sa femme, tandis qu'elle, elle faisait de même tout en liquidant le compte en banque de son mari. Bref des voisins parfaits en apparences, mais seulement en apparence. Ils furent accueillis dans le jardin où tout le reste du voisinage se trouvait et aussitôt ils avaient mis un pied sur le gazon parfaitement tondu, que les deux "mariés" fut séparés. Carter fut diriger vers les hommes tandis qu'Elena partait avec les femmes. Carter n'était pas vraiment à l'aise avec tous ses voisins, il les trouvait tous absolument faux et se dire qu'il y avait peut être l'un d'entre eux qui tentait de détruire son pays n'arrangea rien à la situation. «Alors William, bienvenue parmi nous, heureux de voir qu'un nouvel homme nous rejoins. » «Bien, merci. Ma femme et moi même, sommes ravi de faire partie de ce quartier.» «Nous espérons que vous allez vous y plaire. C'est votre femme là bas ? Comment s'appelle t-elle ? » Carter se retourna vers le groupe féminin et leva la main en direction d'Elena avec un petit sourire. «Oui c'est bien elle et elle s'appelle Lisa. » «Oh wow ... Elle est vraiment magnifique ! Pourquoi l'avoir épousée si cela n'est pas indiscret.» «Et bien mon père m'a toujours dis : "Petit, si une femme est trop bien pour toi, épouse là avant qu'elle ne s'en rende compte". C'est ce que j'ai fais et aujourd'hui je vis un véritable conte de fée. Lisa est véritablement la femme de ma vie. » Il aperçu le regard un peu trop appuyé de Christopher Niels sur Elena et le sourire qu'il employait en reluquant sa partenaire le contraria quelque peu. Quand ce dernier vit que Carter le fixait il reprit bien vite la parole. «Bien je vois, vous jouez au golf ?» «Je me débrouille.» Et durant plus d'une demie heure il parla golf avec le reste des hommes. En réalité Carter n'était pas à l'aise avec les hommes d'hommes riches et puissants, il préférait se glisser dans la peau d'un serveur comme ceux qui lui apportait les petits fours en ce moment même. Il n'apprit rien de nouveau. A pars que John Hammer était absolument dominé par sa femme, Harry et Harry est un couple homosexuel heureux et père d'une petite fille et Josh Anderson venait de se remarier pour la sixième fois. Quand enfin ils se mirent à parler du conseil d'administration, Carter s'éclipsa rapidement avant de s'excuser auprès des dames, pour leur retirer sa femme. «Bon Dieu je ne pensais pas que cela pouvait être aussi horrible. Je n'ai rien apprit de nouveau à pars quelques anecdotes et le fait que tu es extrêmement au gout de Christopher Niels qui n'a pas arrêté de te reluquer depuis tout à l'heure. Ce mec à soixante ans il serait peut être temps qu'il passe à autre chose ... Bref je m'égare du nouveau ? » Tout à coup il senti tous les regards de leurs voisins sur eux et rapidement des messes basses se firent entendre. «Je n'aime pas vraiment cela ...» Lentement il se pencha vers la jeune femme et l'embrassa de la façon la plus tendre qu'il connaissait, avant de lui murmurer à l'oreille. «On verra ça au moment de passer à table. » Il rejoignit ses nouveaux voisins qui l’accueillir avec une bière tandis qu'encore une fois le regard de monsieur Niels sur sa "femme" se faisait oppressant. Décidément il ne l'aimait pas du tout et cette mission allait être plus difficile que prévu.

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Elena Sadovski


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Mer 13 Fév - 23:14

mission sous couverture.


Je savais que pour avoir l’air crédible, nous devions établir beaucoup de choses avant de nous montrer en public. J’écoutai Carter m’énumérer ce qu’il avait déjà préparé, trouvant, même si je ne lui aurais jamais avoué, qu’il avait quand même eu de bonnes idées. « Nous nous sommes rencontrés lors d’une soirée avec des amis communs, à l’université, et depuis nous filons le parfait amour. » C’était étrange de prononcer ces mots, mais encore plus de voir l’homme devant mon opiner de la tête et consentir.
Il fallait se mettre à la tâche.
Malheureusement, c’était à moi qu’incombait la tâche de faire un gâteau. Pourquoi m’avait-on donné cette couverture ? Je n’y connaissais rien, en desserts. J’avais déjà connu un célèbre pâtissier, mais jamais il ne m’avait révélé les secrets de ses recettes. Mon portable sur le comptoir de la cuisine, j’essayais de suivre la recette que j’avais trouvée sur le net sans ruiner l’appareil électronique en renversant du lait ou de la farine dessus. Ou pire, les deux. Heureusement, la vaste cuisine était agrémentée de la fine pointe de la technologie culinaire et je pouvais trouver tous les électros dont j’avais besoin. Parfois, il me fallait plus de 5 minutes pour comprendre le fonctionnement de la machine, mais je pensais m’en tirer. Jusqu’à ce que Carter entre dans la cuisine. Je me vis alors à travers ses yeux, battant les œufs sont forts, de la farine dans les cheveux, la cuisine dans un état pire que le Japon après les deux bombes américaines. Lorsque la main de Carter se posa sur la mienne, j’arrêtai de battre. «Attends, je vais t'aider, parce que à ce stade-là, demain on y est encore.» Mes yeux croisèrent les siens et je ne sus comment agir, ni où me placer. Il reprit mon poste et ne sachant plus quoi faire dans la cuisine, je décidai plutôt d’aller me faire une beauté. Je m’esquivai subtilement et montai à l’étage.
Prenant ma valise, je m’enfermai dans la salle de bain. Je pris une longue douche, retirant toute la nourriture qui était venue se loger dans mes cheveux. Cela me prit un certain moment, mais après une dizaine de minutes, j’étais de nouveau fraîche et disposée. J’enfilai un peignoir et m’assis devant la coiffeuse. Je passai un petit moment coiffer mes cheveux, puis à me maquiller. J’avais déposé mon téléphone sur la surface et le laissait me jouer un ballet russe dans ses hauts parleurs, tandis que je me préparais. Ainsi, si Carter décidait de faire du bruit ou de me montrer son impatience, je ne l’entendrais pas. Je pris tout mon temps, relaxant et réfléchissant alors que je commençais à avoir un air présentable. Lorsque j’eu terminé, j’enfilai ma robe corail, ma paire de soulier et sortit de la salle de bain. Carter n’était pas dans la chambre. Je regardai ma montre, nous devions bientôt partir. J’attrapai mon sac à main et y mis tout ce dont j’avais besoin, avant de sortir de la pièce pour rejoindre le salon.
Même s’il essayait de cacher du mieux qu’il pouvait ses émotions, j’avais détecté ce changement chez Carter. Il avait, pendant un cours instant, laissé apercevoir quelque chose que je savais déjà : il était attiré par moi. Ce n’était pas si difficile à voir, à la façon dont il avait posé les yeux sur mon visage, puis avait descendu le long de ma robe pour finir à mes pieds. Lorsque son regard était remonté vers mon visage, il avait repris contrôle de lui-même, mais cet effet que je lui faisait était une petite victoire personnelle. «C'est pas trop tôt ! Tu foutais quoi dans cette salle de bain ?!» Même son commentaire ne m’atteignait plus. Je souriais bêtement, comme quelqu’un qui vient de gagner une dispute. « Qu’est-ce que tu penses que je faisais ? » J’attrapai le gâteau qui était prêt sur la table console et sortis de la demeure, au bras de Carter.
Ces femmes étaient stupides. Premièrement, elles étaient tellement égocentriques et narcissiques qu’elles me laissaient à peine placer un mot, mais elles ne s’intéressaient qu’à moi parce que j’étais leur nouveau petit joujou. Je détestais réellement les Américains. Malheureusement, je devais jouer la boniche pour eux. « D’où venez-vous ? » me demanda l’hôte de la soirée. « Votre accent, je le reconnais, mais je suis incapable de dire d’où c’est. » Évidemment, mon mélange d’anglais et de russe était assez particulier, mais facilement détectable. Cette femme n’écoutait pas assez de films d’espionnage. « Mon père est anglais et ma mère russe. » Dans la réalité, c’était le contraire. Mon père était un russe très fier de son pays et ma mère une anglaise qui avait décidée de le suivre. Aujourd’hui, ils vivaient encore en Russie et je les voyais lorsque je le pouvais. « Comme c’est exotique ! » s’exclama une blonde d’une quarantaine d’année, dont personne ne m’avait dit le nom. Une rousse vint rejoindre notre cercle, suivant son regard, je m’arrêtai alors sur Carter. « Vous savez d’où il vient, celui-là ? Je pourrais le manger… » dit-elle, sirotant son cocktail. « C’est mon mari. » lançais-je, un peu trop sèchement à mon goût. Depuis quand étais-je jalouse face à Carter ? Si elle voulait le dévorer, qu'elle le fasse, j'étais bien mieux loin de lui. « Ils viennent d'arriver dans le quartier, Debbie, on ne t'avais pas prévue ? » Je ne les écoutais plus. Heureusement, Carter vint me sauver de ce clan de harpie et m'amena un peu plus loin.
Je ne pus m'empêcher de sourire au commentaire de Carter. Je n'avais jamais eu peur des regards des hommes, celui de ce cher Mr. Niels ne m'effrayait pas une seconde. « J'ai appris que Debbie, la rousse refaite juste à côté de Mme Niels voudrait te manger. » Ce n'était certainement pas ce soir que nous allions apprendre quoi que ce soit sur ce terroriste qui voulait une guerre froide version 2.0. S'il était ici ce soir, il se démarquerait certainement par un QI plus élevé que tous les autres invités mis ensemble. Et ce n'était pas bien dur à dépasser. Alors que je narguais tous ses américains dans ma tête, je n'avais pas remarqué ce que Carter avait vu. «Je n'aime pas vraiment cela ... » Son visage s'approcha alors dangereusement du miens et malheureusement, je ne pouvais reculer, ni lui donner une bonne gifle. Son baiser me surprit et l'instant d'une seconde, j'y pris même plaisir. Jusqu'à ce que ses lèvres quittent les miennes et que le moment disparaisse. «On verra ça au moment de passer à table. » Je regardai alors Carter s'éloigner et repris sur moi-même. Qu’était-il en train de m'arriver ? Je ne devais plus penser à cela. Debbie vint me rejoindre en sautillant et m'attrapa par le bras. « Vous êtes tellement charmant tous les deux, comment vous êtes-vous rencontrés ? » Je lui expliquai ce que nous avions mis au point avec mon compagnon, sans pourtant pouvoir quitter du regard l'endroit où se trouvait maintenant Carter...

On annonça le début du repas et alors que la troupe de mâle alpha se rejoignit près des fourneaux. Les femmes, quant à elles, se retranchaient auprès des serveurs, dans les cuisines, pour s'assurer que tout se déroule sans encombre. Finalement, on nous invita à prendre nos places. N'ayant pas remarqué où nous étions assis, j'allai plutôt rejoindre Carter. Il était en discution avec un homme, mais je décidai de m'amuser un peu. Passant mes mains autour de sa taille, par derrière, j'appuyai ma tête sur son dos. Prenant ma voix la plus douce, je murmurai: « Chéri, j'ai faim. Tu sais où nous sommes assis ? » Lorsqu'il se retourna pour voir mon visage, je gardai mon bras accroché autour de lui et lui fit mes plus beaux yeux, pour tout le monde autour. Je sentais le regard de l'homme avec qui il discutait posé sur moi, mais je n'en avais rien à faire. Mon regard venait soudainement de se perdre dans celui de Carter, malgré moi. Je jouais avec le feu.

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Carter J. Hunt


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Jeu 14 Fév - 15:52





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Elena & Carter
« Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin. »


Dès que le repas fut annoncé, Carter suivit les hommes sans rien dire. C'est comme si les rôles étaient parfaitement définis. Les femmes s'occupaient de l'organisation et les hommes du barbecue. Carter n'y était pas vraiment habitué, pour lui hors de question de séparer les hommes et les femmes et puis il y a mieux que de parler de golf durant tout un repas. Sentant des bras entourer sa taille, Carter fut surprit d'entendre la douce voix d'Elena lui demander sa place et tandis qu'il se retournait, il lança un regard glacial à monsieur Niels qui ne cessait de regarder sa "femme". Lentement il regarda autour de lui avant hausser les épaules. «Désolé mon ange, je n'en ai aucune idée.»Il était assez surprit par le fait que cela semblait extrêmement naturel de l'appeler ainsi et tandis que chaque femme venait rejoindre son mari, son regard croisa celui d'Elena et il ne put s'en détacher. A partir de ce moment c'était comme si plus rien n'avait d'importance, comme si plus rien, mis à part elle, n'existait. Pas de missions, de terroriste, d'ennemi. Seulement elle et ses incroyables yeux émeraude. Ainsi, comme attirer par un aimant, il laissa une de ses mains descendre dans le dos de la jeune femme alors que l'autre venait, tendrement, déplacer une de ses mèches de cheveux qui bloquait l'accès à sa magnifique bouche. Sans vraiment comprendre pourquoi ni comment, son cœur s'accéléra et il combla les derniers centimètres qui empêchait l'avancer de ses lèvres vers celles de sa partenaire. Quelque part en lui, ce fut comme un feu d'artifice et c'est donc naturellement, comme guidé par un instant primaire qu'il accentua un peu plus le baiser, le rendant plus fougueux et langoureux. Il ne put dire combien de temps cela avait durer, assez longtemps pour que ses poumons prennent feu et que son cerveau réclame de l'oxygène. Cependant il ne voulait pas faire cesser cela, mais malheureusement où bien heureusement, tout dépend du point de vue, un serveur laissa tomber un plateau, ce qui mit fin au baiser. De nouveau il replongea son regard dans celui de la jeune femme et avec une lenteur inconsidérée, il se détacha d'elle. «Bien, je pense qu'il faudrait qu'on passe à table. » Il fit absolument tout pour éviter de croiser le regard de la jeune femme, manque de chance, il se retrouva en face d'elle.

Le repas se passa sans un bruit entre les deux espions, de temps en temps ils répondaient en même temps à certaines questions posés ou bien dès que leurs doigts se frôlèrent leur regard se mêlaient. Carter était extrêmement gêné de la situation, après tout s'est lui qui avait amorcé le baiser et bien qu'il l'ai quelque peu apprécié, cela restait quand même gênant. Tandis qu'il continuait à réfléchir à ce qu'il s'était passé, il ne vit pas un homme âgé d'une soixantaine d'années arrivé et embrasser Debbie. Il était plutôt grand, bien bâtie, les cheveux blancs et les quelques rides marquaient le temps qui passait et ses incroyables yeux bleus semblaient pouvoir lire en vous comme dans un livre ouvert. Il s’appelait Bob, était marié à Debbie depuis huit ans et avaient deux garçons, il était professeur à Stanford, étudiant l'économie. A l'entente de cela, Carter fronça les sourcils dans aucuns des dossiers donnés par la CIA concernant Debbie, on ne parlait d'un certain Bob, il y était juste marquer qu'elle avait été mariée mais que son mari était mort d'un AVC il y a dix ans. Autre chose qui ne manqua pas de faire tiquer Carter était le fait qu'il était extrêmement intelligent comparé aux autres personnes qui l'entourait. Tandis qu'il terminait de déjeuner sans un bruit, Bob se leva et proposa une activité qui était loin de ravir Carter. «Bien pour digérer tout cela, faisons une partie de golf. Une petite compétition par couple, le perdant paye un verre aux autres.» Bien sur tout le monde accepta avec joie, à croire qu'ici s'était le sport national.

Ainsi tout le monde se retrouva sur le terrain privé de Bob. Tandis qu'il venait de finir de tirer, Carter rejoignit les hommes pendant qu'Elena s'avançait sur le green. «Will! Vous avez un très jolie swing, mes camarades m'ont dit que vous y avait joué durant votre enfance. C'est vraiment génial. » «Et bien je me débrouillais, excusez moi.» .Si Carter avait déjà joué au golf, vu la posture que prenait Elena ce n'était pas vraiment son cas. S'avançant doucement derrière elle, il déposa doucement une main sur son bras. «Hey, attends je vais t'aider, tu vas voir ce n'est pas si difficile.» Avec un sourire sincère, il se positionna derrière elle et colla son corps contre le dos de la jeune femme, déplaçant doucement ses mains sur hanches, il la tira vers lui avant de lui murmurer à l'oreille. «Positionne ton bassin en arrière.» Ce n'est qu'au moment où elle le fit qu'il se rendit compte qu'elle était extrêmement proche de lui, tellement proche qu'à présent plus un seul filtre d'air ne pouvait passer. Glissant ses mains sur ses bras jusqu’à ses mains, il emprisonna celles de la jeune femme entre les siennes «Pivote légèrement sur le côté.» Sans vraiment s'en rendre compte, il se mordit la lèvre inférieur en sentant la chaleur corporelle de la jeune femme se diffuser tout le long de son corps, lui provoquant une série de frissons. «Et pour finir tu tires de la manière la plus clair possible.» Il l'accompagna dans son mouvement et fut fière de voir la balle arriver très loin. Cependant lorsqu'elle se retourna, ils étaient toujours aussi collés et ainsi leurs lèvres n'étaient qu'à quelques millimètres tandis que leur souffle se mêlait. Tout le monde était pendue à leur lèvres, tellement la tension physique et hormonale était intense. Une nouvelle fois il se pencha vers elle et l'embrassa avec une infime tendresse et de douceur. Cela ne dura quelques secondes avant qu'il ne se détache d'elle et rejoigne son caddie pour accéder au terrain suivant. Une chose était sur cette mission était en train de tout changer chez lui.

Une fois la partie terminée, Elena et Carter avaient terminés second, le couple prétexta un énorme coup de fatigue afin de s'éclipser et faire le point avec leurs agences. Tandis que Carter parlait avec son directeur, il écouta très discrètement la conversation qu'entretenait sa belle avec son supérieur. Une chose était sur et qu'il garderait tout sa vie pour lui: Elle était extrêmement sexy lorsqu'elle parlait russe. Niveau repas, ils commandèrent des pizzas et les dégustèrent en silence. Au moment de se coucher, Carter partie se coucher tandis qu'Elena était encore au rez de chaussée en train de finir de tout débarrasser. Une fois parfaitement propre et avec les idées au claires, vive la douche froide, Carter se décida à se coucher, torse nu. Cependant il n'était pas au bout de ses surprises, en effet lorsque la belle brune sortie de la salle de bain uniquement vêtue d'une nuisette, son cœur manqua un, voir plusieurs, battements. Elle était absolument sublime, comment voulez vous trouvez le sommeil avec une femme pareil dans votre lit ? Ainsi tandis qu'elle se couchait sur le côté, Carter se coucha face à son dos, se disant que la nuit allait être plus longue et compliquée que prévue.

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Elena Sadovski


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Jeu 14 Fév - 21:16

mission sous couverture.


Dans quel genre de situation étais-je en train de me perdre ? À quoi avais-je pensé, d’accepter cette mission avec Carter ? En fait, on ne m’avait pas tellement laissé le choix, mais j’aurais certainement pu recommander un autre agent qui se serait fait plaisir à l’embrasser toute la journée. Mais non, c’était sur moi que la mission était retombée. Il semblait que nous faisions un bon duo, Carter et moi. Malheureusement, je ne savais pas où cela nous laisserait.

«Bien, je pense qu'il faudrait qu'on passe à table. » Je n’avais plus de souffle. Qu’étais-ce ce baiser ? Il était difficile à décrire. Carter devenait aussi de plus en plus difficile à décrire. J’avais des problèmes à distinguer son rôle de sa personne. Étais-ce vraiment le personnage de William que j’avais devant moi, amoureux de sa femme, qui ne pouvait la quitter des yeux, ou étais-ce Carter qui prenait plaisir à m’embrasser lorsqu’il le pouvait ?
Je suivis l’homme jusqu’à notre table, mon esprit beaucoup trop concentrée sur Carter et pas assez sur notre mission. Le repas se passa sans problème, il fut même agréable. Si les riches californiens avaient la tête enflés, au moins ils mangeaient bien et l’on ne pouvait se plaindre à leur table. Certes, de temps à autre, pour gâcher une bonne bouchée, on me posait une question, mais c’était normal, après tout.
Toutefois, un certain Bob vint ruiner mon dessert, proposant une partie de golf. Je l’avais remarqué, comme Carter. Même s’il était assez âgé et qu’il semblait riche (il fallait être riche pour réussir à épouser Debbie), il y avait quelque chose chez lui qui clochait dans ce décor.
Je suivis finalement le groupe de personne jusqu’au terrain privé de Bob, essayant de retarder le plus possible le moment où j’allais devoir jouer au golf. Je n’avais aucun talent lorsqu’il venait de temps de viser, que cela soit avec une arme à feu ou un bâton de golf. Carter, quant à lui, semblait bien se débrouiller et je l’enviais. Lorsque ce fut à moi, j’attrapai le bâton comme je l’avais vu faire. Positionnant mes pieds comme je pensais qu’ils devaient être, je sentis alors l’homme dans mon dos, ses mains sur mes hanches. Mon souffle se coupa une seconde, juste le temps de reprendre mes esprits. Il m’aida à me positionner et je suivis ses mouvements, docilement. Sa proximité ne me dérangeait pas, elle était même particulièrement agréable. Il fallait dire que je n’avais pas non plus ce genre de contact régulièrement. C’était, d’une certaine manière, rassurant de le savoir là, près à me donner un coup de main.
Mon coup parti et la balle s’envola. J’essayai de la suivre des yeux du mieux que je le pouvais, mais je la perdis rapidement. Je me retournai alors fièrement vers Carter, un grand sourire et lèvre, et mes yeux restèrent coincés dans les siens. Je ne savais définitivement pas ce qui m’arrivait, ce qui nous arrivait. Alors que nous pouvions facilement nous tirer les cheveux et nous entre-tuer, voilà qu’il redéposait un baiser sur les lèvres. Cette fois-ci, c’était un baiser doux, agréable, tout ce qu’il y avait de plus délicat. Comment arrivait-il à se maîtriser ainsi ? Les hormones me tenaillaient, si ce n’était pas des américains écervelés autour de nous, il aurait pu se produire bien plus. Malheureusement, si lui savait se contrôler, j’allais devoir apprendre à le faire moi aussi.

De retour à notre domicile, je m’installai dans la salle à manger et, le téléphone sur l’oreille, discutait avec Nikolas Kutcherov, mon patron. Il me mit au courant des derniers développements en Russie et je lui expliquai ce qui s’était produit avec ce cher Bob, qui nous avait amené jouer au golf chez lui. J’avais pris quelques photos avec mon téléphone, prétextant que c’était pour mes beaux-parents, mais n’avaient pas réussi à avoir un cliché clair de ce Bob en question. Par contre, j’en avais des tas de Debbie, qui s’était fait un plaisir de jouer les mannequins. Raccrochant, j’envoyai tout cela à Kutcherov. Lorsque le transfert fut terminé, j’arrivai dans le salon, où Carter était installé avec sa pizza. Ce loin d’être mon repas préféré, mais c’était certainement le plus simple. Je n’en pris qu’une pointe, puis me mit au nettoyage de la cuisine. Elle était toujours dans un état pitoyable, après ma tentative de l’après-midi. Lorsque j’eu terminé, je réalisai que Carter était déjà monté se coucher. Je fermai les lumières du rez-de-chaussée et montai au deuxième. Je n’avais pas encore eu le temps de vider ma valise, je le ferais le lendemain. J’attrapai ma nuisette et m’enfermai dans la salle de bain. Je me démaquillai rapidement et me brossai les cheveux. Une fois cela fait, je passai une minute ou deux à me regarder dans le miroir. Qu’étais-je en train de faire ? J’avais trop de question en tête… Il fallait que j’arrête de m’en poser. Autrement, mon cerveau allait exploser. Je sortis de la salle de bain et fit le tour du lit, portant le moins d’attention possible à Carter. Je me glissai sous les draps et une fois bien installée, je murmurais un : « Bonne nuit… » avant de fermer les yeux.

Je n’avais pas besoin de beaucoup de sommeil. Me réveillant doucement, je sentais les bras chaud de Carter autour de moi. Cette chaleur était particulièrement agréable et ne me donnait aucune envie de me lever. Jusqu’à ce que je réalise que c’était Carter. Ses bras semblèrent alors me brûler la peau et je dus me défaire de son emprise. Il dormait encore profondément et j’en profitai pour filer en douce du lit. Attrapant mes vêtements, je me dirigeai plutôt vers la salle de bain des invités, au rez-de-chaussée. Ainsi, je ne le réveillerais pas. Une fois habillée, je mis du café à chauffer – chose que je savais faire, et fouillai dans les armoires pour trouver quelque chose à manger. Je n’avais pas vraiment faim, la pizza de la veille me pesant toujours sur l’estomac. J’optai alors pour une orange, qui semblait délicieusement juteuse. M’installant à l’îlot de cuisine, j’étais en train de lire le journal lorsque j’entendis des pas dans l’escalier. Il ne devait surtout pas se reproduire la même chose que la veille. Notre relation devait rester très professionnelle et j’avais l’impression qu’elle ne l’était plus. Si nous voulions mener notre mission à terme, nous ne pouvions nous permettre de tels enfantillages. « J’ai fais du café. » dis-je à l’homme, alors qu’il entrait dans la cuisine, sans relever les yeux de mon journal. Je pris une gorgée dans ma tasse. Le liquide était fort, vivifiant, comme je l’aimais. Je regardai Carter s’en servir une tasse et grimacer alors qu’il avalait une grande gorgée. Il était peut-être trop fort. « Debbie nous a invité à aller faire du catamaran, cet après-midi. »Mes yeux étaient de retour sur mon journal, mais impossible de me concentrer. « Tu as pensé à apporter ton maillot de bain, j’espère ? » Mes yeux croisèrent alors ceux de Carter, complètement froid, la complicité de la veille disparue…

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Carter J. Hunt


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Sam 16 Fév - 15:11





Mission sous couverture ...
Elena & Carter
« Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin. »


Carter avait, bizarrement, passé une nuit extrêmement agréable. Il n'y avait eu aucune perturbations, pas de bruit de klaxons ou de pas de sa fille qui venait le réveiller. Durant la nuit il s'était réveillé durant quelques minutes, cela fut assez pour qu'il voit que son bras s'était enroulé autour de la taille de la jeune femme, cependant il ne chercha même pas à se détacher d'elle, trouvant cela plutôt agréable. Néanmoins ce matin, c'est une place vide qu'il trouva dans le lit. Passant par la salle de bain, il prit une douche et tenta de remettre de l'ordre dans ses pensées, hier il avait perdu le contrôle, il ne savait pas comment, ni pourquoi mais le fait était là, il avait perdu le contrôle. Certes Elena lui plaisait mais il ne fallait qu'il oubli qu'elle était russe, qu'elle voulait surement le tuer et qu'ils avaient une mission à accomplir.

Vivifié par cette douche, il descendit les escaliers et rejoignit la jeune femme non sans un sourire aux lèvres. « Bonjour » « J’ai fais du café. » Son ton était froid et net, apparemment elle lui en voulait pour quelque chose et bizarrement cela avait tendance à l’agacer. Se servant une tasse du précieux liquide noir, il failli le recracher à peine celui ci était arrivé au bord de ses lèvres, il était infecte et comment apprécier le subtile arôme de cet or noire s'il était beaucoup trop fort ? « Debbie nous a invité à aller faire du catamaran, cet après-midi. » Génial du catamaran ! Lui qui détestait cela, il était servie et en plus si Elena continuait d'être aussi désagréable, il sentait qu'il allait très vite passer une mauvaise journée, d'ailleurs sa bonne humeur matinale s'était, elle aussi, très vite fait la malle. « Tu as pensé à apporter ton maillot de bain, j’espère ? » Le regard qu'elle venait de lui lancer confirma le fait qu'elle était vraiment en colère, résultat : lui aussi était en colère. Posant la tasse sur la table il passa devant la jeune femme. « Ne t'en fais pas pour cela, par contre tu devrais commencer à apprendre à faire du café, à moins qu'en plus de ne pas savoir jouer la comédie, même ça tu ne saches pas le faire, venant de ta pars cela ne m'étonnerai même pas.» Et voilà c'était reparti.

Cela faisait maintenant plus d'une heure qu'ils voguaient sur l'océan Pacifique et autant dire que la relation entre les deux espions était tendue. Tout avait commencé quand Elena était tombé dans l'eau et que Carter n'avait rien fait pour l'aider, au contraire. Ensuite ils s'étaient envoyés des pics durant tout le repas, bien sur ils avaient tentés de le faire passé subtilement, cependant tout le monde s'était rendu compte quelque chose n'allait pas. Pour la preuve depuis le début ils n'avaient eu aucun geste d'affection l'un envers l'autre, alors qu'ils étaient censé être amoureux et heureux, pire que ça ils entretenaient une distance de plus de deux mètres et autant dire que sur un catamaran c'est extrêmement grand. Carter avait eu vent de cela et on le lui avait même reproché puisque par conséquent tout le monde se sentait mal à l'aise, comprenant que cela pouvait mettre en l'air leur couverture, il descendit de la cabine et attendit que la jeune femme sorte d'une des deux chambres après avoir prit son maillot de bain. Ainsi alors que chaque personne partait se baigner dans le magnifique océan qui s'offrait à eux, Carter prit le bras de la jeune femme pour l'empêcher de sortir de la cabine. «Grâce à toi et à ta mauvaise foi légendaire on est en train de tout foutre en l'air, alors crois moi si jamais nos deux pays entre en guerre et que par TA faute des millions de personnes meurent, je me chargerai, avec un plaisir non dissimulé de te mettre une balle dans la tête. » Cela pouvait sembler extrêmement méchant et violent, mais ce n'était pas seulement le fait qu'elle l'envoie balader et lui lance des pics qui le mettait hors de lui, mais bel et bien le fait que leur complicité d'hier et leurs baisers échangés lui manquait, enfin presque. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait, il savait juste qu'il perdait pied et qu'il se devait de rester professionnel, cependant dès qu'il posait les yeux sur elle, toutes ses bonnes résolutions s'envolaient. Ainsi, les yeux plongés dans ceux de la jeune femme il n'arrivait pas à faire cesser ce moment, c'était plus fort que lui et comme d'habitude il perdait pied. Alors qu'il entendait des bruits de pas s'approcher et une voix au téléphone, il reporta son attention sur la jeune femme. «Je sens que je vais le regretter !» Il plaqua, avec une brutalité contrôlé, la jeune femme contre la première porte qui se trouvait derrière elle et après avoir posé une main sur sa hanche et l'autre sur sa joue, il l'embrassa fougueusement et presque violemment et là il se rendit compte d'une chose. Ce n'était pas William qui l'embrassait, mais bel et bien Carter. Il était en colère contre elle et tentait de le lui faire savoir mais aussi et surtout contre lui, puisqu'il n'arrivait plus à se contrôler et à lui résister, alors qu'il était un agent connu et respecté pour savoir garder son sang froid et son sérieux en toute situation. Ainsi alors que le baiser s'accentuait un peu plus à chaque minute qui défilait et qu'il sentait la température grimper en flèche, un raclement de gorge mit fin à ce moment. Lentement il détacha ses lèvres de celles de la jeune femme alors qu'il plongeait son regard, noirci par le désir, dans celui de la belle russe, il n'entendit même pas Debbie qui débitait un tas de chose, il était bien trop absorbé par les beaux yeux de sa partenaire.« ... qu'en pensez vous Will ?» Il détacha ses yeux de ceux de la jeune femme pour regarder sa "voisine" « Comment ? Je ... Je crois que nous devrions rentrer ... » « Oui c'est ce que j'étais en train de dire ... » Il hocha la tête et, n'osant pas affronter le regard de la russe, il sorti rejoindre les autres hommes, complètement chamboulé, il ne comprenait pas ce qui lui était passé par la tête. Lui en voulait-elle ? Est ce qu'elle le détestait ? Avait-elle ressentie la même chose que lui durant ce baiser ? Pourquoi est ce qu'elle ne l'avait pas repoussé ? Pourquoi avait-il fait cela ? Il aurait très bien pu prétextant autre chose pour justifier sa présence dans cet endroit de la cabine ...

Ils étaient rentré sans un mot, ni dans la voiture, ni au moment de se garer, ni en rentrant dans la maison. Elle était directement montée et lui, était resté regarder un match de football en bas. Il était complètement chamboulé et troublé et en plus de cela, il n'avait rien trouvé de compromettant mis à part l’absence injustifié de Bob. Cependant ce n'était pas cela qui le préoccupait le plus, mais bel et bien sa "relation" avec Elena. A quoi jouait-il ? Il y a quelques jours il la détestait et maintenant il mourrait d'envie de l'embrasser lorsqu'il croisait son regard... Son regard ... et quel regard ! Mettant à terme à ses pensées il monta à l'étage et frappa à la porte de leur chambre. Elle était allongée sur leur lit et instantanément, Carter ne put s'empêcher de la trouver magnifique. S'asseyant sur le rebord du lit dos à elle, il soupira lourdement avant croiser les mains. « Écoute pour tout à l'heure je suis désolé, je n'aurais pas du faire ça, enfin si, mais j'aurai dû plus réfléchir et ne pas choisir l'option de facilité. Écoute je sais que tu me détestes moi, mon pays, les citoyens de mon pays et même mon agence, mais on pourrait peut être faire une trêve, au moins pour cette mission. Je sais pas si tu le sais mais j'ai une petite fille de cinq ans, elle s'appelle Katherine mais tout le monde l'appelle Kate, je sais que tu te demandes pourquoi est ce que je te dis cela mais ... Chaque jour j'essaye de lui apprendre à donner une chance à ceux qui en veuillent la peine, chaque jour je lui dis de pardonner parce que la vie était imparfaite et que les erreurs sont humaine, chaque jour je lui dis de ne pas faire de mal aux personnes qui ne le méritent pas car ce n'est pas une chose bien. Je lui dis tout cela alors que je fais exactement la même chose avec toi et je me rends compte à quel point je peux être hypocrite, je ne te demande pas de m'aimer et de devenir ma meilleure amie, je te demande seulement de me pardonner pour tout ce que j'ai pu te dire ou te faire, je te demande de me pardonner pour la raison pour laquelle tu me déteste, parce que je vois bien que tu me détestes bien que je ne sache pas vraiment pourquoi. Je te demande de pardonner mon pays pour tout le mal qu'il a bien pu te faire à toi et tes proches, parce que, tu sais, j'ai beau travailler pour le gouvernement américain et j'ai beau adoré mon pays, je donnerai même ma vie pour lui, mais je ne cautionne pas tout ce qu'il fait. » Il se retourna vers la jeune femme et plongea son regard bleu océan dans celui vert émeraude de la jeune femme. « Sur cette mission tu es ma coéquipière Elena, ma partenaire, tu as ma vie entre tes mains, même si on se fait la guerre, tu me connais comme personne d'autre. C'est peut être triste à dire mais tu es la seule personne qui connait quasiment toute ma vie, tu es la seule à qui je peux faire confiance, parce que tu m'as surement sauvé la vie, plus que n'importe qui, alors quelque part je ne pouvais pas rêver meilleure partenaire et meilleure ennemie sur cette mission que toi. » Un sourire éclaira son visage, tout ce qu'il venait de lui dire était sincère et dans ce métier, être sincère n'était pas la meilleure des idées, mais il y tenait parce qu'il ne savait pas qu'est ce qu'il avait bien pu faire pour qu'elle le déteste ainsi mais cela devait vraiment être grave et sans même s'en rendre compte, il s'était approché d'elle, ainsi à présent il avait ses deux positionné sur l'oreiller de chaque côté de sa tête et son regard était capté par celui de la jolie brune. Il ne savait pas ce qu'il se passait, il en oubliait toute notion du temps ou bien de l'espace, il savait juste que son cœur battait la chamade alors que le visage de sa partenaire était magnifiquement éclairé par les rayons du soleil. Dégageant de sa main gauche les quelques cheveux qui venait gâcher ce magnifique tableau, il laissa glisser cette même main le long du corps de la jeune femme pour qu'elle vienne s'arrêter sur sa hanche alors que, comme attiré par un aimant, il baissait peu à peu la tête, son regard variant entre les yeux de la belle et ses lèvres incroyablement attirantes. Son souffle se faisait irréguliers à mesure qu'il approchait de son St Graal et c'est dans une infime tendresse, presque intimidé et meurt de peur, qu'il scella leurs lèvres et tandis que le baiser ce faisait presque timide au début, à l'intérieur de son corps ce fut comme un feu d'artifice. Un océan de couleurs, un tsunami émotionnel. Lentement et légèrement tremblant, tandis que sa main droite soutenait son corps pour ne pas qu'il écrase celui de la belle russe, sa main gauche alors jusqu'ici positionnée sagement sur la hanche de sa partenaire, descendit sur cette cuisse qui le faisait tant fantasmé depuis tant d'années, car oui Elena avait surement les jambes les plus admiratives, magnifiques et tout autres adjectifs positifs qu'il n'est jamais vu. Tandis que dans ses veines s'écoulaient de la lave au lieu de sang et son corps devenait un brasier incandescent, le baiser ce fit plus pressant, désireux, passionné et sensuel, Carter ne cherchait plus à savoir si c'était bien ou mal, tout ce qui savait c'est qu'il se sentait bien. Enfin jusqu'à la sonnerie retentissante de la sonnette. Lentement le baiser devenu beaucoup plus doux et tendre pour finir par de rapides baisers sur les lèvres. Le souffle encore difficile, il se détacha de l'emprise de la jeune femme et se releva, n'étant toujours pas descendu sur Terre. « Je ... Je vais ouvrir ... » Il sorti au ralenti de la chambre non sans quitter des yeux le corps de la jeune femme et enfin il reprit conscience avec la réalité. Ce n'était pas bien, il n'aurait jamais dû faire cela, mais bon Dieu qu'est ce que c'était bon! Jamais il ne s'était senti ainsi, certes ils devraient en parler, mais pour le moment il redescendit le sourire aux lèvres. « Will ! Voilà, mon mari est absent alors avec tous les voisins je fais une soirée charade, je vous attends pour 20 heures, vous avez une demie heure. » Il n'avait même pas pu placer une phrase qu'elle était déjà repartie. Une soirée charade ? Ce serait l'occasion pour pouvoir fouiller dans le bureau de Bob. Il monta les escaliers et voyant qu'Elena était en train de ranger les quelques tiroirs non occupés, il s'appuya contre la chambranle de la porte. « C'était Debbie, elle nous invite à une soirée charade pour dans une demie heure c'est une bonne occasion pour pouvoir fouiller dans le bureau de son mari, il sera absent. Je t'attends en bas. »

Il détestait déjà cette soirée. D'une : Il s'ennuyait à mourir, de deux Christopher Niels passait son temps à draguer Elena et de trois Debbie ne le lâchait pas d'une semelle. Alors bien sur quand il apprit que c'était Elena et elle qui faisaient les équipes pour le charade, il avait priait pour qu'Elena le choisisse mais encore une fois, ce fut Debbie qui prit les devants et bien sur ce fut lui qui fut choisi en premier. D'ailleurs pour cela Debbie le serra dans ses bras non sans laisser un peu trop sa main. Pour couronner le tout Christopher était dans l'équipe de sa "femme" puisque Debbie avait refusé de le prendre dans son équipe le jugeant trop mauvais joueur. Carter avait énormément de mal à contenir sa colère, sa jalousie ?, quand il vit se cher Christopher chuchoter des mots à l'oreille de SA femme et en plus de la draguer ouvertement et d'être, à son goût, beaucoup trop tactile avec elle et encore une fois Debbie venait le chercher pour jouer. Il la sentait mal cette soirée, très mal.

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Elena Sadovski


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Mar 19 Fév - 20:43

mission sous couverture.


Il était trop tard pour rebrousser chemin. J’avais décidé d’ignorer la chimie de la veille et maintenant Carter m’en voulait. Je sentais que je l’avais touché, mais ne pouvait me résoudre à agir autrement.
Sur le bateau, Debbie sentit rapidement qu’il y avait quelque chose qui se tramait entre nous deux. Elle essaya de m’en parler, mais je ne répondais pas. Et puis, qu’est-ce qu’elle avait à se mêler de nos affaires ? C’était moi qui étais supposée lui poser des questions, pas l’inverse. J’essayais subtilement de lui demander pourquoi Bob n’était pas avec nous sur le bateau, mais elle m’informa sans grande conviction qu’il avait quelque chose à faire à son travail. Nous ne tirerions pas grand information aujourd’hui, je décidai donc de profiter un peu du soleil. Couchée sur le dos, j’avais les yeux fermés et je relaxais lorsque nous avions heurté une vague et que j’avais roulé jusque dans l’eau. C’était Debbie qui avait été la première à me porter secours, suivit de tout le monde, sauf Carter. Lorsque j’étais remontée, détrempée, j’avais fait comme si de rien n’était, mais je lui en voulais. Je savais que c’était de ma faute, et je ne savais plus comment agir. Je m’étais ensuite changée et nous avions mangé, n’adressant pas un mot à Carter. C’était devenu ridicule, nous allions rater cette mission à cause d’un ou deux baisers de trop. Nous avions été entraînés pour ne faire confiance à personne et surtout, ne pas s’attacher. Et voilà que je ne pouvais plus penser à rien d’autre qu’à Carter, au bout de la table, en colère contre moi. Un peu plus tard, j’allai chercher mon maillot dans une des cabines à l’intérieur du bateau. Lorsque je ressortis, Carter m’attrapa par le bras. «Grâce à toi et à ta mauvaise foi légendaire on est en train de tout foutre en l'air, alors crois-moi si jamais nos deux pays entre en guerre et que par TA faute des millions de personnes meurent, je me chargerai, avec un plaisir non dissimulé de te mettre une balle dans la tête. » Je libérai mon bras d’un coup sec et affrontai son regard. Il ne pourrait jamais faire cela. Il avait beau être un très bon espion, il avait aussi ses limites. «Je sens que je vais le regretter !» Ses lèvres contre les miennes, le baiser était intense et je ressentais la douleur de Carter. J’étais prise au dépourvu, hésitant entre lui répondre – et cela me brûlais – ou rester de marbre comme je l’avais été. Prise au piège, je n’eus pas à réfléchir très longtemps qu’on venait nous interrompre. Carter s’éloigna et je restai là, haletante, perdue, complètement désorientée. J’étais retournée dans la cabine et m’étais étendue sur le lit quelques instants, fermant les yeux et réfléchissant. Je ne pouvais pas me permettre une relation. Encore moins avec un Américain, qui travaillait pour la CIA. J’étais excellente dans mon métier parce que, justement, je n’avais personne pour me retenir, personne pour me faire hésiter. Et voilà maintenant qu’une petite graine poussait à l’intérieur de moi, une fleur qui allait bientôt éclore et que je voulais arrêter à tout prix. Malheureusement, je ne pouvais le faire. Alors je l’ignorais du mieux que je pouvais. C’était la seule chose que je pouvais faire. Pour l’instant, cette fleur n’était qu’un bourgeon, présente, mais pas encore étouffante. Bientôt, elle deviendrait une fleur étincelante et je ne pourrai plus ne pas la voir…

Couchée sur le lit dans notre maison, je continuais ma réflexion. Comment pourrais-je faire comprendre à Carter que cela ne pouvait arriver, sans ruiner notre mission ? Je ne pouvais pas non plus jouer le jeu et le laisser en plan après, cela le détruirait et je n’avais aucune envie de lui faire du mal pour rien. Les yeux fermés, j’essayais de faire un peu de ménage dans mes pensées lorsqu’on avait ouvert la porte. Merde. J’avais gardé les yeux fermés, jusqu’à ce que je l’entende s’asseoir sur le bout du lit. Quand il s’était mis à parler, c’était à ce moment que je m’étais permis de le regarder. Je l’écoutai sans l’interrompre. Il avait besoin de me parler, de me raconter tout cela et je le laissai faire.
Il était vulnérable. Il avait une petite fille. Ce point, étrangement, changeait beaucoup de chose. J’avais cette faiblesse pour les enfants et je n’avais pas envie que la petite Kate se retrouve sans père, à cause de moi. Ils étaient trop souvent victimes des dommages collatéraux causés pour l’espionnage. J’étais prête à faire la trêve. Pour la petite Kate, mais aussi pour Carter, parce qu’il ne méritait pas de se faire traiter de la sorte. Mon regard plongé dans le sien, le mot ennemi n’avait plus de sens, à mes yeux. Nous étions loin d’être des ennemis. Si nous l’avions été, il était impossible, maintenant, de nier la chimie qui nous attirait. Je sentais la chaleur de l’homme alors que ses doigts frôlaient ma peau, que sa main glissait le long de mon corps, que ses lèvres accrochaient les miennes. Ce baiser sincère m’enivrait. Mes bras s’accrochèrent autour du cou de Carter et mon corps se rapprocha du sien. Je brûlais d’un désir que je ne me connaissais pas. Je ne voulais pas que cela finisse et, malheureusement, il fallut que quelqu’un vienne sonner à notre porte. Dans un moment de telle harmonie, je n’avais presque pas entendu la sonnerie. J’essayai de retenir Carter avec quelques baisers de plus, mais il descendit toutefois. Haletante, je m’assis sur le lit, ne comprenant pas du tout ce qui m’arrivait. Il fallait que je m’active, que j’arrête d’y penser. De penser à Carter. Je sentais toujours ses lèvres sur les miennes alors que je faisais un peu de rangement dans notre chambre. Nous allions être ici un bon moment, autant défaire ses valises. Carter revient rapidement et je m’arrêtai pour le regarder. « C'était Debbie, elle nous invite à une soirée charade pour dans une demie heure c'est une bonne occasion pour pouvoir fouiller dans le bureau de son mari, il sera absent. Je t'attends en bas. » Je le regardai redescendre et allai m’enfermer quelques minutes dans la salle de bain, histoire de me refaire une beauté et de pouvoir réfléchir en paix, loin des ondes déroutantes qui émanaient de Carter.

La soirée allait être pénible. J’avais Christopher sur les talons, impossible de mener à bien ma mission, soit d’aller fouiller le bureau de Bob. Installé sur le canapé avec les autres hommes, ils discutaient, un verre de rhum à la main. Debbie ne s’occupait aucunement de lui, elle préférait se jeter sur Carter. Après avoir passé pour la femme compatissante cet après-midi, auprès de moi, voilà qu’elle tentait sa chance. Pauvre elle… Christopher m’apporta un verre et, pour rire, je le mis au défi de boire autant d’alcool que moi. J’avais beau être plus petite que lui, j’étais Russe et savait encaisser. Cela sembla lui plaire, puisqu’il accepta. Il serait K.O dans quelques heures, ce qui me donnerait la liberté d’aller fouiller le bureau de Bob. L’homme s’occuperait certainement de son ami et alors que les deux seraient distraits, je pourrais me faufiler discrètement dans l’endroit. Je ne savais pas si Carter réussirait à se débarrasser de cette sangsue qu’était Debbie. Avec quelques verres dans le nez, elle serait probablement encore plus pot de colle, ce n’était donc pas la technique à utiliser avec elle. La partie commença et ce fut Debbie qui ouvrit.

Cela faisait maintenant une demi-heure que nous étions tous très concentré sur le jeu. C’était égalité jusqu’à maintenant, mais il nous restait encore beaucoup de questions. Christopher était assis sur le canapé, à mon côté, assis sur le bout des fesses. Il était stressé par ce jeu, cela se voyait. Je lui demandai s’il voulait un autre verre et il acquiesça. Prenant nos deux verres, je me levai et lançant un coup d’œil à Carter, je me dirigeai vers la cuisine, où étaient les bouteilles d’alcool. Je déposai les verres sur le comptoir que l’homme apparaissait. « C’est maintenant ou jamais… » murmurais-je. Nous devions nous infiltrer le plus rapidement possible de le bureau de Bob. Retournant dans le couloir, j’empruntai l’escalier principal pour monter au deuxième. Heureusement, on ne voyait pas l’escalier du salon et il nous était facile d’y monter sans être vu. Une fois arrivée sur le second palier, je regardai les pièces autour. Une salle de bain, une chambre d’ami… Un placard… Un bureau ! J’ouvris la porte, jetant un coup d’œil derrière moi. Carter était toujours derrière moi, mais s’assurait que personne ne montait les escaliers. J’entrai dans le bureau. Il y avait un ordinateur portable et quelques papiers sur le bureau. J’ouvris l’ordinateur et sortit de ma poche une clé USB. J’entrepris alors de transférer le plus de document que je pouvais, tandis que je fouillais dans les papiers autour. Rien qui ne criait Guerre Froide… J’ouvris un classeur et alors que je ne trouvais que des papiers de comptabilité, tombai sur une filière écrite en russe. Je la sortis et mes yeux défilèrent sur les pages. J’y aperçu rapidement les mots atomique et nucléaire. Que tramait donc cet homme ? Je n’eus pas le temps de lire plus que j’entendais des voix dans le bas de l’escalier. Carter arriva en trombe dans le bureau. Je rangeai la filière et retirai ma clé USB, qui n’avait pas fini de tout transférer, mais tant pis. Attrapant l’homme par la main, je nous tirai hors du bureau et entrai plutôt dans la chambre d’ami. Des pas montaient dans l’escalier et n’ayant pas le temps de fermer la porte, je jetai plutôt Carter sur le lit et me laissai tomber sur lui, l’embrassant fougueusement. Christopher Neils apparut alors dans le cadre de la porte. « Oh, pardon. Lisa, c’est à votre tour… » Il semblait gêné et pris au dépourvu. « Nous vous attendons en bas. » Je me redressai et mon regard croisa cela de Carter. Je n’avais pas envie de redescendre.

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étonnant comme parfois on prend des résolutions , on dit que tout sera ainsi dorénavant, et il suffit d'un mouvement infime des lèvres pour casser l'assurance d'une certitude qui paraissait éternelle © belzébuth


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Carter J. Hunt


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Mer 20 Fév - 16:50





Mission sous couverture ...
Elena & Carter
« Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin. »


Debout contre le mur en train d'avaler sa bière, Carter ne pouvait quitter Elena du regard. Non seulement parce qu'il était en train de développer des sentiments pour elle, mais aussi parce qu'il était incroyablement jaloux du fait que Niels soit si proche d'elle. Il suivait du regard chaque fait et geste de la jeune femme, il souriait quand il la voyait froncer les sourcils en tirant une carte, quand elle perdait ou bien quand elle se mettait à rire. Alors qu'il réussi enfin à capter son regard, il la suivit dans la cuisine. « C’est maintenant ou jamais… » Il hocha la tête et voyant que Debbie allait bientôt jouer et qu'elle semblait en plein discussion avec une autre femme, il monta les escaliers avant de s'arrêter devant la porte du bureau faisant le guet et alors que l'espionne chargeait les documents dans la clé USB, Carter entendit des voix se diriger vers eux, il entra en trombe dans la chambre et n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit que la belle le prit par la main et l'emmena dans la chambre d'amis avant de le pousser sur le lit. Sans même comprendre ce qu'il se passait il vit la jeune femme se positionner sur lui et leurs lèvres entraient en collision. Pour la première fois c'était elle qui prenait les devants, alors certes ce n'était que pour la couverture, mais il n'empêche qu'il trouvait cela plutôt agréable. Passant la main dans les cheveux de la jeune femme il accentua le baiser remonta sa main le long de la cuisse de la jeune femme, cependant Christopher Niels entra dans la chambre plutôt gêné. Détachant ses lèvres de celles de la jeune femme, il ne fit même pas attention à ce que disait l'homme, en réalité il était plus préoccupé par toutes les sensations que ce baiser lui avait procuré et quand il croisa le regard de la jeune femme, cela n'arrangea en rien la situation. Caressant sa joue, un petit sourire s'afficha sur ses lèvres tandis qu'il se releva légèrement, sa tête arrivant au niveau du buste de la jeune femme. « Deux fois, ça fait deux fois que nous sommes plus ou moins interrompu et je dois dire que cela pourrai devenir frustrant à la longue, non ? ... »Il n'attendit même pas qu'elle lui réponde qu'il glissa ses lèvres dans son cou, il ne l'avouerait jamais, mais ce qui était en train de se passer entre eux en ce moment, il en avait rêvé plus d'une fois. Il fit passer ses lèvres le long de la jugulaire de la jeune femme avant de remonter à ses lèvres, il ne savait pas ce qu'il faisait, mais il savait une chose: Il ne voulait pas que ça s'arrête. Plaquant ses mains sur les cuisses de la russe, il la souleva avant de la plaquer sur le lit et de reprendre possession de ses lèvres, il était comme un lion qui venait de trouver sa proie: Il était affamé et Dieu seul sait à quel point il avait envie d'elle comme repas. Il lui mordilla le lobe d'oreille avant de laisser une jolie marque dans son cou, alors seulement il se rendit compte où ils se trouvaient, il arrêta progressivement ses baisers, non sans laisser trainer ses lèvres à chaque fois et trouva le regard de la jeune femme. « Je pense que ce n'est ni le lieu, ni le moment pour cela et je pense que si jamais continuons ainsi, nous risquons de louper plus qu'une partie de charade ... » Un doux sourire se dessina sur son visage tandis qu'il embrassa rapidement la jeune femme. « Va si, je te rejoins, je dois me rafraichir quelque peu ... » Il se leva lentement et partie dans la salle de bain. Soufflant un bon coup, il se passa un peu dos sur le visage et au bout de cinq minutes, il refit son apparition dans le salon, non sans laisser ses yeux se perdent dans ceux de sa belle.

La partie était terminé et l'équipe d'Elena avait gagnée puisque Carter avait déclaré forfait quand ce fut son tour. Après cela tout le monde avait mangé et bien sur Carter n'avait eu d'yeux que pour Elena, durant tout le temps que dura le repas, il n'avait cesser de la regarder, de la frôler quand il en avait l'occasion et il déclara même, quand on lui posa la question "de quoi êtes vous le plus fière", que sa plus grande fierté était surement sa femme. Cependant depuis plus d'une demie heure, il avait des envies meurtrières, en effet plus le temps passait, plus Christpher Niels avait des gestes déplacés envers Elena, au début il descendait un peu trop bas sa main quand il dansait, puis il lui déposa des baisers près des lèvres et ses yeux tout comme ses mains ,avaient tendances à être un peu trop baladeuses. Quand il vit ce cher monsieur Niels plaqué sa main sur les fesses de la jeune femme ce fut la goûte qui fit déborder le vase, d'une poigne de fer, il se saisissait du bras de son "voisin" alors que tout le monde semblait les fixer. « Ok c'est bon ça suffit, depuis tout à l'heure je vois bien votre petit jeu, mais pourtant je me contiens, vous êtes allé trop loin. Non seulement vous me manquez de respect en vous comportant ainsi, mais aussi et surtout vous manquez de respect à ma femme. Alors arrêter de la draguer, de l'embrasser et de laisser trainer vos mains, tout comme vous yeux sur son corps. Viens chérie, on s'en va. » Il lâcha l'homme avant de passer délicatement sa main dans le dos de la jolie russe, cependant alors qu'ils allaient franchir le pas de la porte, les paroles de Niels le stoppa net. « C'est ça fuyez, vous n'êtes qu'un lâche William, vous savez quoi reprenez votre traînée de femme, je n'en ai rien à faire, elle ne sait faire qu'une chose: satisfaire les envies des hommes quand on les lui demande.» Se retournant, il lui plaqua une droite en pleine mâchoire et l'homme s'écroula. Sans un mot, un regard, il quitta la maison avant de se diriger vers la "sienne".

Au bout d'une heure, sa main droite avait prit une couleur mauve/bleue, le contrecoup du choc. Se saisissant d'une poche de glace, il vit la jeune femme arriver vers lui. Soupirant il la regarda. « Écoute je suis désolé, ce n'était pas pro de le frapper, mais j'ai pas supporter qu'il parle de toi comme ça et ce n'est pas à cause de ce qui se passe ses derniers jours, j'aurai agis comme ça pour n'importe qui, il n'avait pas à traiter de la sorte ... Le bon côté des choses c'est que notre couverture est renforcée. » De sa main valise, il prit celle de la jeune femme et l'attira à lui avant d'entourer sa taille d'un bras, relevant la tête il la regarda dans les yeux. « Hey. Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, je ne sais pas pas ce qui me prends, mais je sais que tu te poses des questions car tu es Elena Sadovski et que tu te poses toujours des questions. Le fait est que pour la première fois depuis longtemps, je me sens bien et je ne veux pas que ça s'arrête. » L'attirant un peu plus contre lui, il la fit tomber sur ses genoux, dégageant une mèche de cheveux sur son visage, avant d'une nouvelle fois, d'entourer sa taille d'un bras. « Je sais que tu t'inquiètes, que ce n'est pas bien ... Mais ce qu'on fait n'est pas mal! Ce que fait Bob est mal, ce que font les meurtriers est mal, mentir est mal, manipuler, arnaquer, tuer tout cela est mal, mais ce que nous faisons, ce que nous vivons et ce que nous sommes ou bien sur le point de devenir, n'est pas mal, c'est humain. On ne contrôle pas ce qu'on ressent Elena, je sais que tu vas me repousser et essayer d'être froide avec moi parce que tu es rationnelle et que tu aimes ton image de femme forte que rien ne peut atteindre, mais moi je sais que tu es plus tout cela, et c'est ce que j'aime chez toi. Alors ne me repousses pas, ne nous repousses pas. » Il déposa un baiser dans son cou, puis un autre sur sa tempe avant de finir par ses lèvres, celles qu'il admirait chaque jour et qu'il était sur le point d'aimer. Il se leva, toujours sa belle sur ses genoux, il la serra un peu plus contre lui alors qu'elle reculait contre un mur, déposant sa main valide contre ce dernier tandis que l'autre partait sur sa hanche, il l'embrassa tendrement et avec une douceur infinie qu'il n'avait jamais connu auparavant, puis le baiser ce fit plus plus langoureux, sensuelle, passionné, il cherchait à attiser son désir. Cependant il colla leur front et décolla leurs lèvres. « On devrait attendre pour cela, au moins que tu n'es plus peur, plus de doutes et que tu arrêtes de t'en vouloir pour quelque chose qui n'est pas mal ou grave.» Il l'a prit par la main avec un doux sourire et lui déposa un baiser sur le front « Viens, allons dormir, demain nous avons ballade en bateau et pique nique sur la plage avec Bob et Debbie et malheureusement, Christopher, sa femme et ses enfants.» Cette nuit là, il n'attendit pas qu'elle soit endormie pour la prendre contre lui. En réalité à peine fut elle entrer dans le lit qu'il avait passer un bras autour de sa taille et attirer contre son torse. Il avait nicher sa tête dans son cou et après lui avoir déposé un baiser dans ce dernier, il lui avait murmuré un simple « Bonne nuit.»

Il s'était réveillé avant elle, il l'avait regardé dormir pendant dix minutes, puis avait décidé de préparer le petit déjeuner, au menu: Café, fruits, pancakes, omelettes, bacon, jus de fruit et même morceaux de chocolats. Il avait décidé de lui emmener tout cela au lit et tandis qu'il déposait le plateau au bout de lui, il prit soin de la réveiller avec douceur. Il glissa ses lèvres dans son cou il remonta à son oreille avant de la prier de se lever. Puis quand elle avait ouvert les yeux, il l'avait embrassé tendrement avant de lui montrer fièrement son travail. « J'espère que ça va te plaire, j'ai réveillé tous les voisins pour trouver des œufs, du lait, bref tout ce qui se trouve sur ce plateau. » Il avait sourit et ils avaient déjeuner en riant. Cependant au bout d'un moment Carter reprit son sérieux. « Elena ... Ce que j'ai dis hier ... Je le pensais. Je ne sais pas ce que je ressens et je sais que tu as du mal avec tout cela mais ... Je ne cherche pas à nous coller ou à te coller une étiquette, je n'aime pas coller des étiquettes à ce qui n'en veulent pas. Je ne veux pas prononcer devant toi le mot couple, sentiments et encore moins le mot amour. Je ne dis pas que je ne le veux pas, ni même que je ne le pense pas, je dis que peut être un jour quand tu seras prêtes, nous pourrons parler de cela et prononcer ses mots, mais je sais que je n'ai jamais autant aimé cette mission et que ... J'aime ce que nous sommes. » Il avait osé poser son regard sur elle et quand il avait voulu prononcer une nouvelle phrase, il fut interrompit par son téléphone de service. Sans quitter du regard la jeune femme, il décrocha. « Hunt.» Au fur et à mesure de la conversation, son expression changea et au bout d'un certain temps, il remercia son interlocuteur. « C'était mon patron ... Ce n'est pas Bob notre homme, il vient de se prendre une balle dans la tête, le même calibre que celui qui a toucher nos hommes.» Voilà, la vie réelle reprenait le dessus et venait percer leur bulle, il l'embrassa longuement avant de partir se changer, avant de sortir près à jouer l'homme modèle qui vient consoler la veuf épeurée que devait être Debbie, il prit la main de la jeune femme et la plaqua contre le mur, lui donnant un baiser qui lui coupa lui même le souffle. « On parlera de tout cela plus tard, mais sache que pour moi, je ne veux rien changer.» Il tourna la poignée de la porte et rejoignit la maison d'en face. Chaque voisin était là. Tout le monde était habillé en noir et à peine avait il franchi le pas de la porte et que Debbie se jeta dans ses bras. Au début il avait cru qu'elle était vraiment touchée de le voir et était effondré et puis par la suite il avait comprit que ce n'était seulement qu'une excellente actrice. Elle s'en fichait royalement. Après tout il n'était jamais là pour elle, elle touchait une héritage colossal et comme prévue elle tentait par tout les moyens de faire de Carter son nouveau mari, rejoignant Elena, il lui caressa le dos et l'embrassa sur la tempe. « J'ai l'impression que tout le monde se fiche de la mort de Bob. Sa femme veut juste me mettre dans son lit et chacun essaye de savoir qui va toucher quoi, ou bien qui va prendre la place de Bob, tout cela n'est qu'une énorme mascarade et je préférais notre petit déjeuner de ce matin que je promet de réussir et cela sans intervention, la prochaine fois. Toi du nouveau ? » « Carter ! Vous voilà enfin, je sais que Bob vous aimait beaucoup, alors en son honneur j'aimerai vous invitez à venir à ma table partager notre repas ... Votre femme restera à sa place certes, mais Bob vous aimait tellement !» Ne pouvant dire quoi que ce soit il fut emmené par une tornade rousse, tout en regardant Elena d'un air désolé. Il voulait à tout prit quitter cet enfer.

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Elena Sadovski


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Sam 23 Fév - 3:58

mission sous couverture.


Nous avions gagné et Debbie vint me féliciter un peu hypocritement. Elle aurait certainement aimé gagner… Mais son comportement m’importait peu, je sentais encore les lèvres de Carter contre ma peau et c’était dérangeant. Impossible de me contrôler, à chaque fois que j’essayais de penser à autre chose, mon esprit me ramenait à lui. Soudainement, il était devenu le nord de ma boussole.
Niels se tenait toujours légèrement trop proche de moi et même si je tentais d’établir une distance entre nous, je sentais que cela ne suffisais pas. Cela dérangeait Carter et je le voyais. Lorsque la main de l’homme descendit un peu trop bas dans mon dos, j’allais lui faire comprendre que cela suffisait, mais ce fut mon compagnon qui s’en occupa. « Ok c'est bon ça suffit, depuis tout à l'heure je vois bien votre petit jeu, mais pourtant je me contiens, vous êtes allé trop loin. Non seulement vous me manquez de respect en vous comportant ainsi, mais aussi et surtout vous manquez de respect à ma femme. Alors arrêtez de la draguer, de l'embrasser et de laisser trainer vos mains, tout comme vous yeux, sur son corps. Viens chérie, on s'en va. » Je m’approchai de Carter et le tiens par la taille, quand je vis cette lueur de rage dans les yeux de Niels. Carter venait de lui faire comprendre qu’il n’avait pas de pouvoir sur tout le monde et Niels lui en voulait pour cela. « C'est ça fuyez, vous n'êtes qu'un lâche William, vous savez quoi ? Reprenez votre traînée de femme, je n'en ai rien à faire, elle ne sait faire qu'une chose: satisfaire les envies des hommes quand on les lui demande.» La mâchoire m’était tombée quand j’avais entendu ces mots et si Carter ne s’était pas jeté sur l’homme, c’était moi l’aurait fait. Personne ne me traitait de traînée, encore moins un Américain. « Allez-vous faire foutre. » lançais-je à l’homme par terre, dans un russe excellent, alors que je quittai la maison de Debbie, suivant mon "mari" jusqu’à notre demeure.

J’apportai un second sac de glace à Carter, après que le premier ait complètement fondu. Le pauvre, il semblait s’être fait vraiment mal. Je l’écoutai, alors qu’il me rapprocha de lui. Plus la distance entre nous deux diminuait, plus j’avais de signaux d’alerte dans ma tête qui clignotait rouge. Je ne pouvais pas me permettre une relation. Pas maintenant. Alors pourquoi avais-je si envie des lèvres de Carter ? Il me prit de court, ses paroles reflétant justement tout ce qui me venait en tête. Je le laissai me tirer encore un peu plus vers lui, ne résistant pas. Je tombai alors assis sur ses genoux et fis attention à ne pas accrocher sa main. Je le regardais dans les yeux, continuant de l’écouter. Il avait raison sur de nombreux points. Par exemple, je tenais beaucoup à mon image de femme inatteignable. C’était surtout grâce à elle que j’avais réussi à me faire une place dans un monde d’homme. Je jouais de mes atouts, mais ne laissait jamais personne entrer dans ma vie. J’avais l’impression qu’à la minute où j’allais ouvrir la porte pour une seule personne, tout le monde pourrait s’y engouffrer et cela mènerait à ma perte… « Alors ne me repousses pas, ne nous repousses pas. » Mon instinct me disait de partir à courir, mettre le plus de distance entre Carter et moi, mais je ne pouvais plus bouger. La main de l’homme autour de ma taille me brûlait, je ne pouvais partir. Ses lèvres glissèrent alors sur moi et je sentais une boule de feu dans mon ventre se répandre partout dans mon corps. Ma peau devenait extrêmement sensible, captant chaque frôlement. Mon souffle haletant, je suivis Carter dans son mouvement, me retrouvant soudainement sur mes pieds. C’était à peine si j’avais réalisé que nous avions changé de position. Nous bougions comme des danseurs, lentement et en synchronisation. Un mur derrière moi m’arrêta et je sentis de corps de Carter s’écraser contre le mien. Mes mains se promenaient sur son dos, alors que mes lèvres jouaient langoureusement avec les siennes. « On devrait attendre pour cela, au moins que tu n'es plus peur, plus de doutes et que tu arrêtes de t'en vouloir pour quelque chose qui n'est pas mal ou grave.» J’avais toujours envie de Carter, mais il fallait attendre. C’était effectivement plus sage ainsi. Je suivis l’homme à l’étage. Calée contre lui, j’allais dormir d’une façon dont je dormais rarement : profondément, en ayant la certitude que quelqu’un veillait sur moi et qu’il ne m’arriverait rien.

C’était difficilement que je m’étais extirpée du sommeil. J’aurais encore dormis des heures, ce qui n’était pas du tout dans mes habitudes. Mon nez réalisa ce qui arrivait avant que mes yeux s’ouvrent. Je sentais l’odeur du café, cette des œufs, des pancakes et des fruits. Je réalisai alors que j’avais réellement faim. « J'espère que ça va te plaire, j'ai réveillé tous les voisins pour trouver des œufs, du lait, bref tout ce qui se trouve sur ce plateau. » Je souris, la tête toujours enfouie dans l’oreiller. Encore endormie, je m’assis dans le lit et regardait ce que Carter m’offrait. Tout semblait délicieux. Il grimpa dans le lit à côté de moi et nous dégustâmes son repas. C’était exquis. J’imaginais bien ce genre de réveil devenir une habitude… « C’était délicieux, merci. » Je fis un sourire à l’homme et me calai un peu dans le lit. Ma tête tomba sur l’épaule de l’homme et je me sentis bien. «Elena ... Ce que j'ai dit hier ... Je le pensais… » Je savais très bien qu’il était sincère sur tout, mais je ne pouvais être aussi ouverte. Pour le moment, cela m’était impossible. Il fallait que je m’adapte, que je trouve un moyen de réunir ma vie d’agent au SVR et une relation. C’était deux concepts que je n’avais jamais réussi à réunir. Au moins, Carter connaissait mon secret, je n’avais pas à jouer la double-vie de galeriste et d’espionne, mais le fait qu’il travaille pour la CIA ne me facilitait pas les choses non plus. Et si tout cela n’était qu’un numéro ? Je ne pouvais le concevoir, mais c’était à considérer. Un téléphone sonna, celui de Carter, et l’homme se leva pour répondre. Je le regardai, scrutai son visage en quête d’indices quant à la nature de cet appel. « C'était mon patron ... Ce n'est pas Bob notre homme, il vient de se prendre une balle dans la tête, le même calibre que celui qui a toucher nos hommes.» Bob était mort… Quelle était donc son implication dans cette affaire ? Il faudrait que je transfère les informations que j’avais trouvé sur son ordinateur dans le miens, pour voir si je pouvais trouver pour qui il avait travaillé. J’allais devoir me mettre à cela bientôt. Toutefois, il fallait sortir et jouer les bons voisins. Alors que Carter prit la salle de bain un moment, je me changeai dans la chambre. J’enfilai un robe grise, qui ne ferait pas le oh-non-j’aimais-tellement-Bob-pourquoi-nous-a-t-il-quitté? d’une robe noire, ni le Bob-qui? d’une robe colorée. Je mis toutefois une paire de ballerine violette et rejoignis Carter au rez-de-chaussée. Il était toujours aussi beau, bien habillé.

Ces gens étaient tellement hypocrites. Je serais plutôt rentrée à la maison pour passer un moment avec Carter plutôt que de devoir les supporter, mais nous étions en mission. Debbie était accrochée à Carter et je réussi à l’extirper des griffes de la rousse en lui présentant un prix de consolation, un certain George. Plus âgé que Carter, il était toutefois plus jeune que Bob et j’avais cru comprendre qu’il était veuf lui aussi. Alors qu’il avait essayé de me faire la conversation, je l’avais plutôt subtilement dirigé vers Debbie alors que Carter en profitait pour venir me rejoindre. Alors que je pensais que cette accalmie allait durer, en profitant pour me rapprocher de l’homme, Debbie revint à l’assaut, laissant George en plan. Je laissai un regard de pitié à Carter, ne pouvant pas faire grand-chose pour lui. Niels apparut alors dans mon champ de vision, avec sa femme. Il avait un œil cerné par le point de Carter, mais cela ne paraissait pas beaucoup. Il fallait avoir été au courant des évènements de la veille pour s’en rendre compte. Sa femme avait réussi à cacher cela sous une couche de fond de teint. On pouvait même se demander si elle n’avait pas déjà de l’expérience, à cacher ainsi des blessures au visage.
George apparut soudainement à mon côté. J’en sursautai presque, ne l’ayant pas vu arriver. « Bob était un homme bon. Réellement. Il veillait sur tout le monde ici. Il faisait beaucoup de compatibilité, nous conseillait sur des placements ou offre à prendre. Il avait une drôle de relation avec l’argent… » Je tournai la tête vers l’homme, curieuse. « Que voulez-vous dire ? » Il haussa les épaules. « Il ne dépensait jamais. C’était plutôt Debbie qui s’occupait de cela. Pourtant, il y a des rumeurs comme quoi il aurait un compte en Suisse et que c’était plutôt avec cet argent qu’il réglait ses… affaires. » Ne souhaitant pas paraître trop curieuse, j’hochai la tête poliment, notant tout cela dans ma mémoire. Ce cher George était très bavard… Pourquoi ne l’avais-je pas remarqué avant ? Je ne me souvenais pas de l’avoir vu chez les Niels, ni chez Debbie hier soir. Je me demandais ce qu’il savait de plus sur Bob, mais mes questions seraient pour plus tard. La fille de l’homme, une adolescente de 17 ans environ, arriva à notre hauteur. « Papa, j’en ai marre, on rentre ? » s’exclama-t-elle, sans gêne pour les gens qui pouvaient l’entendre. « Sois un peu plus respectueuse, Sophie. » coupa son père. Il se tourna alors vers moi. « Lisa, voici ma fille, Sophie. Sophie, je te présente une nouvelle dans le quartier, Lisa. » Je fis un sourire poli à la jeune fille. « Enchantée. » Alors qu’elle n’avait donné aucun signe qu’elle se souciait de ma présence, son visage s’éclaira lorsqu’elle m’entendit parler. « Russe ? Cool ! » Elle s’enflamma alors et me posa des tonnes de questions. « Je vais vous laisser entre filles, je crois. » Quand Sophie fut satisfaite des réponses que je lui donnai, ce fut à mon tour de poser des questions. Si son père était bavard, elle l’était encore plus. J’essayai de tirer le plus d’information d’elle possible. Alors que Carter réapparaissait, elle me proposa de l’aider à choisir sa robe pour le gala de charité, qui était dans deux semaines. Je répondis évasivement, sachant que je ne serais probablement plus à L.A dans deux semaines… Toutefois, je trouvais triste que ce fût à moi qu’elle venait confier tout cela, alors qu’il y avait tant de femmes autour d’elle qui pouvaient être des modèles. Grandir sans mère n’était pas aisé. Elle partit finalement retrouver son père et j’allai rejoindre Carter, qui avait réussi, pour une seconde fois, de se tirer des griffes de Debbie. « Je viens d’apprendre que Bob faisait affaire avec un concessionnaire de voiture, à quelques minutes d’ici. L’école où va Sophie se trouve juste en face et elle l’y voyait souvent entrer et ressortir des heures plus tard. » J’avais passé un bras autour de la taille de Carter et essayait de me rapprocher le plus de lui, pour que personne d’autre n’entende notre conversation. « Sophie est la fille de George. » précisais-je, un sourire aux lèvres. J’avais l’impression de soudainement avoir entré dans un de ces mauvais feuilletons télé américains. Et malheureusement, j’y prenais presque plaisir.

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Carter J. Hunt


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Lun 25 Fév - 22:43





Mission sous couverture ...
Elena & Carter
« Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin. »


Il voulait qu'on lui mette une balle là maintenant, tout de suite. Debbie ne faisait que le coller, il trouvait cela aberrant parce que draguer un homme marié est déjà quelque chose de malhonnête, mais dragué un homme marié alors que son mari vient de se faire assassiner est quelque chose de presque infâme. Profitant qu'elle soit en train de parler à d'autres femmes de mode et de chaussures, il s'éclipsa tentant de trouver Elena. Quand la jeune femme le prit par la taille, un sourire se dessina sur son visage tandis qu'elle lui parlait de la jeune fille. Il était touché de la voir ainsi avec une enfant.Cependant il reprit très vite son sérieux en repensant à ce qu'il devait lui dire. « J'ai du nouveau. Monsieur et Madame Niels sont partit trois jours en Russie pour un sois disant voyage d'affaire et comme par hasard ils ont atterrit le jour où vous vous êtes fait attaqué. Demain soir tu vas dîner avec lui, tu lui expliqueras que notre couple bas de l'aile, que je passe trop de temps au travail et que le fait que je ne puisses te donner d'enfants te frustre au plus au point, de plus Christopher t'as attirée dès le début ... Je sais que ça ne t'enchante pas, mais moi non plus. »

Quand ils étaient rentrés le soir, tandis qu'Elena était partie dans la salle de bain se relaxer, Carter avait tenté de préparer le repas. Enfin, il avait commandé dans un grand restaurant, il avait allumé des bougies un peu partout et avait préparé la grande salle afin de rendre l'ambiance plus romantique. Seulement alors qu'il posait deux verres de cocktails sur le piano, les verres tombèrent suivit des bougies et là boum. Le piano prit feu et tandis qu'il tentait de l'éteindre avec une couverture, il se brûla la main. Criant comme une fille, il ne pensa qu'à ce moment là, à prendre l'extincteur et alors que la jeune femme descendait, il venait d’inonder la salle de la mousse blanche.

Assit sur le lit tandis qu'elle lui bandait la main, Carter ne pouvait quitter son regard du visage de la belle brune. Lentement il leva sa main valide vers le visage de la jeune femme et retira deux boucles qui cachaient son magnifique visage. « Je ne veux pas que ça s'arrête. Nous deux, ce qu'on est en train de vivre, je ne veux pas que ça s'arrête, je sais que la mission est bientôt terminée et que par la suite tu vas rentrer en Russie, mais je ne veux pas qu'on arrête cette relation. Je n'ai pas été aussi bien avec quelqu'un depuis longtemps et je suis sur que malgré la distance on peut le faire. Je ne peux pas dire que je suis amoureux de toi Elena, mais je sais que je ressens quelque chose pour toi. Alors je ne veux pas que ça cesse. » Et il l'avait embrassé parce que c'était la seule chose dont il avait réellement envie. Parce que quand il l'embrassait c'était comme si plus rien n'avait d'importance. Le lendemain alors qu'il ouvrait les yeux aux premières lueurs du soleil, il ne trouva qu'une place froide contre lui. Cherchant partout la jeune femme, il découvrit un mot comme quoi elle était partie courir. Malheureusement alors qu'il avait tenté toute l'après midi de parler de ce qu'il lui avait dit hier soir, à chaque elle trouvait le moyen de tenter de sujet et cela avait tendance à l'agacer plus qu'autre chose. Arrivé au soir, alors qu'elle se préparait pour aller dîner avec Niels, Carter arriva dans la salle de bain et l'entoura de ses bras avant de déposer des baisers sur son épaule, puis, croisant leur regard dans le miroir, il déposa sa tête contre celle de la jeune femme. « Fais attention à toi, on ne sait pas de quoi il est capable et je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Alors promet moi que tu vas faire attention à toi, parce qu'à présent quel que soit ta décision par apport à hier, je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelque chose. » Il avait embrassé son crâne, la laissant se préparer.

Attendant que madame Niels quitte la maison, Carter vérifia sa montre. 21h30. Parfait, Elena était partie depuis trente minutes avec monsieur Niels, d'ailleurs Carter n'avait pas comprit pourquoi est ce qu'il avait choisi un restaurant si éloigner de la ville, en effet il se situait à plus d'une demie heure d'ici. Habillé tout en or, avec un sac dos sur le dos, il traversa la rue sans se faire remarquer, arrivé derrière la maison des Niels, il escalada la façade afin de rejoindre la première fenêtre. Durant la première fois qu'ils étaient venu ici, il avait pu remarquer un bureau au premier étage, cependant il n'y avait pas fait attention, persuadé que c'était Bob qui était derrière tout cela. Ouvrant la fenêtre grâce à un kit de crochetage, il prit sa lampe torche en main et entra lentement dans le bureau. Ouvrant l'ordinateur il ne trouva rien de spécial jusqu'à ce qu'il trouve enfin ce qu'il cherchait. Des documents sur le système politique des U.S.A et de la Russie. D'autres venaient tout droits de la C.I.A et du SVR. Téléchargeant les documents dans une petite clé U.S.B, il remarqua un dossier qui avait été jeté à la Corbeille, quand il ouvrit ce fut le choc. En effet se trouvait face à lui des documents sur lui et Elena, leurs différentes missions, leurs affectations, leurs facilités enfin bref, tout sur leur vie. Soudain ce fut comme une alarme dans sa tête, les Niels connaissaient leur véritable identité depuis le début et voilà pourquoi Niels s’intéressait tant à Elena, tout simplement pour pouvoir mieux l'éliminer ce qui voulait dire que ce soir en dînant avec lui, elle étant en danger. Retirant la clé USB il la fourra dans son sac. Sautant par la fenêtre, il couru jusqu'au garage de la villa , récupéra la moto et l'enfourcha, il fallait qu'il trouve Elena et bien sur il ne pouvait pas la joindre sur son téléphone, seulement arrivé au restaurant on lui annonça que c'était trop tard, qu'ils étaient déjà partis.

Carter s'en voulait, c'était lui qui l'avait poussée à faire cela, arrivé au niveau du quartier il lâcha la moto ici et couru jusqu'au domicile des Niels. Se saisissant de son arme, il ouvrit doucement la porte, seulement arrivé dans la cuisine, il trouva Christopher tenant en joue Elena. « Je vous attendais, agent Hunt, c'est marrant vous avez été beaucoup plus rapide que je ne le pensais. » Levant son arme vers l'homme, Carter serra les dents. « Lâchez là maintenant où je me ferais un plaisir de vous loger une balle entre les deux yeux. » « Voyons Carter, nous savons tous les deux que vous êtes beaucoup trop amoureux d'elle pour risquer quoi que ce soit, alors maintenant vous allez lâcher votre arme, la balancer vers moi, OU JE LUI COLLE UNE BALLE DANS LE FRONT. » Le coeur de Carter s'accéléra il ne savait pas ce qu'il devait faire, s'il lâchait son arme, Niels allait s'enfuir, mais s'il n'obéissait pas, Elena se retrouvait avec une balle dans la tête. Regardant la jeune femme, puis l'homme, il murmura à Elena un « Je suis désolé. » et baissa son arme. Il ne pouvait pas risquer de la perdre. Baissant la tête, il remarqua que son épaule, tout comme le milieu de son crâne était parfaitement découvert, il pouvait tirer dans l'endroit de son choix. Relevant la tête et son arme à une vitesse folle, il tira dans trois fois dans la tête de Niels qui s'écroula au sol. Baissant son arme, il tira la jeune femme contre lui, la serrant fortement et posant ses deux mains sur ses joues il la regarda dans les yeux. « Ça va ? Je suis tellement désolé. Tellement désolé. » Il la serra contre lui embrassant son crâne.

Très vite les fédéraux étaient arrivés et tandis qu'Elena rejoignait son patron, Carter fut appelé par le sien. « Bon travail agent Hunt. Nous avons récupéré sa femme à l'aéroport prête à s'envoler pour les îles Caïmans avec une valise de un millions de dollars. Comment va t-elle ? » Carter regarda en direction de la jeune femme qui se faisait soigner. « Ça va aller ... Elle est un peu sous le choc, mais ça va aller ... » « Je ne vais pas vous demandez pourquoi est ce que vous avez visé la tête plutôt que l'épaule, nous connaissons tous les deux la réponse. Elle reste un mois ici, tout comme son supérieur. Écoutez Carter je vais fermez les yeux sur ce que je sais et comment est ce que je vois que vous la regardez, faîtes juste en sorte que ça ne remonte pas aux oreilles de là haut. Vous êtes un bon agent et l'agent Sadovski est une très bonne partenaire, parfaite pour vous. Russe mais parfaite pour vous. » Carter se mit à sourire en hochant la tête avant de saluer son supérieur, puis il se rendit aux camions des secouristes où venait d'être soigné la jeune femme. Traçant l'endroit de sa blessure à l'arcade avec son pousse par dessus son pansement, Carter mit les mains dans ses poches, signe de gène chez lui. « Blessure de guerre ... J'ai appris que tu restais ici un mois ... Tu va pouvoir te reposer un peu, c'est bien. Écoute j'aimerais beaucoup te présenter quelqu'un, mais pour cela il faudrait que tu viennes chez moi vers les six heures du matin ... Cela voudrait aussi dire que tu es prêtes à accepter tout ce qui c'est passé durant cette mission, vraiment tout. Sinon ... Et bien je crois que je devrais tourner la page, la décision t'appartiens ... »Il lui déposa un baiser sur la joue avant de rejoindre un agent pour signer quelques papiers. Il était anxieux de savoir si elle serait ou non là devant sa porte, demain matin.

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Elena Sadovski


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MessageSujet: Re: Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...   Dim 3 Mar - 22:57

mission sous couverture.


Je regardai Sophie s’éloigner, alors que mon attention se reportait sur Carter. Il avait du nouveau. Niels était donc notre homme. C’était presque difficile à croire, vu son quotient intellectuel très peu élevé. Je n’avais pas tellement envie de passer une soirée en tête à tête avec l’homme, après la scène qu’il nous avait fait, mais il le fallait. Mes sentiments, à ce point, n’avaient pas d’importance. Résignée, nous rentrâmes à notre domicile et je décidai de prendre un bain, histoire de me relaxer un peu. J’en avais bien besoin. Je m’étais apporté un livre, Anna Karenina, à lire dans le bain. Mes muscles commençaient à se détendre lorsque j’entendis une explosion au rez-de-chaussée. Alarmée, je sortis du bain en toute vitesse et enfilai mon peignoir avant de descendre voir ce qui s’était produit. « Qu’est-ce qu’il… ? » Je venais d’apercevoir le magnifique piano en feu, et Carter qui éteignait le tout à l’aide de l’extincteur. Pauvre piano. Pauvre Carter aussi. « Ça va, tu ne t’es pas fait trop mal ? » Je m’approchai, encore trempée de mon bain, et observai ses mains. Il s’était brûlé. Je l’entrainai au deuxième, où je gardais ma trousse de soin. Je fouillai rapidement dans les tiroirs pour la trouver et sortit un onguent et un bandage. Après avoir appliqué un peu de crème sur ses paumes, je les enroulai dans un bandage. Alors que je finissais d’attacher le tout, j’écoutais Carter. Je ne souhaitais pas que notre mission cesse, moi non plus, mais je savais que nous étions face à quelque chose d’inévitable. Je ne pouvais même pas prédire ce que j’allais faire dans les deux prochaines semaines, je ne pouvais donc pas lui faire de promesse, malheureusement… « Je ne peux pas dire que je suis amoureux de toi Elena, mais je sais que je ressens quelque chose pour toi. Alors je ne veux pas que ça cesse. » Il m’avait embrassé et je l’avais embrassé à mon tour, ne sachant pas quoi dire. J’aurais voulu lui promettre que rien ne changerait, mais je n’avais pas le pouvoir de faire cela.
Après m’être séché les cheveux, nous étions allés dormir. J’avais mal dormi, ayant trop de question en tête. À 5 heures du matin, j’avais les yeux grands ouverts dans le lit et je ne pouvais me rendormir. Je décidai alors de m’activer. J’avais besoin de bouger pour arrêter de réfléchir. Je sortis doucement du lit, pris des vêtements de sports et mes souliers de courses. Voilà qui m’occuperait un petit moment. Pour ne pas que Carter s’inquiète, je lui avais laissé une petite note, puis, mettant mes écouteurs, je sortis à l’extérieur de notre grande villa à la course. Arrivée en bas du quartier, je tournai à gauche et pris le chemin de la plage. La chaleur de L.A commençait à se faire ressentir et je dus ralentir ma cadence. J’étais habituée à jogger dans le froid, mais pas dans la chaleur. De la sueur perlait sur mon front lorsque je décidai de m’arrêter. J’étais sur la longue plage de Venice Beach et s’il y avait un monde fou pour cette heure, je trouvai là mon endroit calme, relaxant, loin de la frénésie de cette mission. Assise sur le sable chaud, j’enlevai mes chaussures et allai me tremper les pieds. Cela faisait un grand pied et je sentis ma température chuter. Une fois que mon souffle eu repris une cadence normale, j’enfilai mes souliers et fis le trajet inverse pour rentrer à la villa. Ce jogging m’ayant permis de réfléchir un peu, je fis un sourire à Carter en rentrant, puis m’éclipsai dans la salle de bain pour enfiler mon maillot. Je n’allais certainement pas passer à côté de notre superbe piscine, plus grande que mon appartement. L’eau était fraîche et son contact contre ma peau me fit du bien. Je restai là un bon moment de l’après-midi, restant silencieuse. Je n’avais jamais été très bavarde et, malheureusement, je savais que Carter avait besoin que je lui parle, mais je ne savais quoi lui dire. J’avais peur que mes paroles le blessent, mais mon silence était probablement pire. Même en sachant cela, je ne pouvais me résigner à aborder ce sujet avec lui. Finalement, le soir arriva et je rentrai pour me préparai. Sortant de la douche, je séchai mes cheveux et était en train de me maquiller lorsque Carter entra dans la salle de bain. Son contact était rassurant, mais je ne pouvais me laisser aller à son étreinte. J’allais devoir passer la soirée en compagnie de Niels et je n’avais aucune envie de faire cela. J’aurais préféré rester ici. « Fais attention à toi, on ne sait pas de quoi il est capable et je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Alors promet moi que tu vas faire attention à toi, parce qu'à présent quel que soit ta décision par apport à hier, je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelque chose. » Enfin, quelque chose que je pouvais lui promettre. M’occuper de moi, voilà qui était facile et totalement à ma portée. « Promis. » murmurais-je. Il m’avait donné un baiser sur le haut de la tête puis m’avait laissé. Je l’avais regardé quitter la salle de bain puis m’étais remis à la tâche. J’avais l’impression de constamment le décevoir et ce poids me hantait.
J’avais quitté la maison à pied et avais rejoint la demeure des Niels à pied, qui se situait juste un peu plus bas dans la rue. « Vous êtes ravissante. » me complimenta l’homme, alors que je montais dans sa voiture. Je lui fis un sourire tout à fait hypocrite, lui renvoyant le compliment. Il démarra et, certainement pour m’impressionner, fit accélérer son bolide pour atteindre des vitesses astronomiques en quelques secondes. Je détestais être la passagère, n’ayant pas de contrôle sur la conduite de l’homme. Je restai toutefois tranquille, lui lançant toutefois d’un ton léger qu’il risquait de se faire arrêter s’il conduisait imprudemment. Il ralentit donc, m’écoutant, puis nous arrivâmes finalement au restaurant. C’était un endroit très huppé et l’homme avait réservé une table au fond. Je passai devant et suivis le serveur. Une fois que je fus assis, Niels, au lieu de s’asseoir face à moi, se rapprocha et déplaça sa chaise à ma droite. Je le laissai faire, jouant les nunuches. Je sentais que mon jeu était complètement ridicule, mais l’homme ne semblait pas s’en rendre compte. Du moins, il ne le démontrait pas. Sa main était déposée sur la mienne et jouait avec mes doigts. Il me donnait constamment envie de vomir, mais je devais le supporter. Carter était dans la résidence de l’homme, il fallait que je le retienne ici le plus longtemps possible.
La soirée passa trop lentement à mon goût. L’homme s’attardait, faisait des allusions sexuelles aux cinq secondes et je devais jouer le jeu. Lorsque nous quittâmes finalement le restaurant, il m’attrapa par la main et m’amena à l’extérieur, pour rejoindre la voiture. Alors que je croyais qu’il allait ouvrir la porte, il tira plutôt sur ma main et m’approcha de lui. Ses mains montèrent à mon visage et il m’embrassa avec fougue. Je le repoussai violemment et il sortit une arme. « Elena, je suis déçu… Tu laisses ce Carter t’embrasser, mais tu ne le fais pas avec moi ? Pourquoi donc ? » Mon sang se glaça dans mes veines. Il connaissait donc ma réelle identité. « Entre dans la voiture. » m’ordonna-t-il. Mon regard resta sur le visage de l’homme, puis après quelques secondes, je fis ce qu’il me demandait. Je n’avais pas d’arme à feu sur moi, seulement un couteau dans mon sac à main, qui ne m’était pas d’une grande utilité en ce moment. Niels fit le tour de la voiture et embarqua à son tour, avant de démarrer et de reprendre la route vers la villa. Je priais pour que Carter soit en sécurité et qu’il ne se soit pas fait prendre par des hommes de Niels alors qu’il avait infiltré sa maison. Nous arrivâmes assez rapidement. Une fois garé, l’homme m’ordonna de sortir de la voiture, son arme toujours pointée sur moi. Je fis ce qu’il me disait. Il m’attrapa alors par le bras et me fit entrer dans sa résidence. Alors que nous étions à l’intérieur, son téléphone portable sonna et il décrocha. Son arme était toujours pointée sur moi et il me fixait comme si j’étais une bête sauvage prête à l’attaquer. En fait, c’était bel et bien ce que j’étais. Il m’avait pris au piège, maintenant je n’attendais qu’un moment de faiblesse de sa part pour me libérer. Malheureusement, il raccrocha en ne me quittant pas du regard. « Ton amoureux devrait arriver dans une dizaine de minutes. Qu’allons-nous faire, avant qu’il arrive ? » Son ton était menaçant, mais empreint de la joie d’être celui qui dominait la situation. Il s’approcha lentement, comme on s’approche d’un chat sauvage, en espérant qu’il ne vous griffe pas à la première occasion. Je restai stoïque alors que le bout de son arme glissait le long de mon bras, puis remontait où mon épaule jusqu’à mon cou et finalement sous ma mâchoire. « Quel gâchis. » Son visage était à quelques centimètres du mien. Je lui donnai soudainement un coup de genoux bien placé et il plia en deux, mais je n’eus pas le temps de faire un autre mouvement qu’il tirait une balle. Celle-ci me manqua de quelques centimètres. Je n’entendais plus rien de mon oreille gauche, la détonation ayant affecté mon tympan. Il m’attrapa par les cheveux et entendant le bruit de la moto de Carter au loin, me plaqua contre lui et plaça son arme contre ma tempe. Celle-ci était encore chaude du coup qu’il avait lancé et me brûlait. Carter entra dans la maison et je fus soulagée de voir qu’il était sain et sauf. « Lâchez là maintenant où je me ferais un plaisir de vous loger une balle entre les deux yeux. » Ce n’était pas très rationnel comme comportement, mais tant pis. C’était peut-être mieux ainsi, au fond. « Voyons Carter, nous savons tous les deux que vous êtes beaucoup trop amoureux d'elle pour risquer quoi que ce soit, alors maintenant vous allez lâcher votre arme, la balancer vers moi, OU JE LUI COLLE UNE BALLE DANS LE FRONT. » J’essayais de bouger le moins possible, pour le surprendre d’un coup. Mon regard était posé sur Carter, espérant qu’il ait un plan, parce que même si mon cerveau roulait à toute vitesse pour en établir un, je ne pouvais compter sur Carter. On m’avait appris à prédire les réactions des gens et même si je devais souvent agir avec des partenaires, je ne contrôlais pas Carter. Il était prêt à tout faire pour me sortir de cette situation et, pour cela, je ne pouvais compter sur sa rationalité. Il était instable et je devais me faire petite, attendant le coup de feu fatal. Celui qui serait dans mon crâne ou cela de Niels. « Je suis désolé. » mumura l’homme devant moi. Puis tout se déroula en quelques secondes. Alors que Carter baissait son arme, Niels sembla baisser sa garde en même temps et se fit plus détendu. Puis une balle traversa l’air, suivit de deux autres, et elles s’écrasèrent dans la tête de l’homme derrière moi, qui tomba sur le sol, sans vie. Je pus enfin respirer et me dirigeai vers Carter, le prenant dans mes bras. Dieu merci, nous étions vivants. « Ça va ? Je suis tellement désolé. Tellement désolé. » J’hochai la tête, encore un peu sous le choc. « Tu ne pouvais pas savoir. Moi non plus, d’ailleurs… »

Assise à l’arrière d’une ambulance, un homme pointait sa lampe de poche dans mes yeux, pour voir la dilatation de mes pupilles. J’étais en parfait état de santé, je n’avais rien, si ce n’était qu’une ouïe affaiblit, mais cela reviendrait. Maintenant que notre mission était terminée, je contactai mon patron pour lui apprendre ce qui s’était produit. Il était heureux que la menace ait été effacée, même s’il aurait bien aimé ramener Niels en Russie pour subir un « interrogatoire ». Finalement, l’homme était peut-être mieux mort. Toutefois, mon patron m’apprit aussi que je devais rester aux États-Unis un moment, le temps de s’assurer que la menace soit belle et bien disparue. J’acquiesçai puis raccrochai, apercevant Carter qui se dirigeais vers moi. « Blessure de guerre ... J'ai appris que tu restais ici un mois ... Tu vas pouvoir te reposer un peu, c'est bien. Écoute j'aimerais beaucoup te présenter quelqu'un, mais pour cela il faudrait que tu viennes chez moi vers les six heures du matin ... Cela voudrait aussi dire que tu es prêtes à accepter tout ce qui s’est passé durant cette mission, vraiment tout. Sinon ... Et bien je crois que je devrais tourner la page, la décision t'appartiens ... » Je fis un sourire à l’homme et le regardai s’éloigner. J’avais besoin de la nuit pour réfléchir. Les agents sortirent le corps de Niels de la maison, alors que les gens du quartier, curieux, se rejoignaient dans la rue. Les policiers essayaient de les faire reculer, mais ils étaient persistants. Alors que je cherchais Sophie, je perdis Carter de vu. Où était-il ? Impossible de le retrouver. La décision était la mienne, maintenant. Je me levai et pris la direction de notre demeure. Une équipe de technicien s’affairaient à sortir tout ce qui avait été installé pendant notre séjour. Je montai au deuxième et fis ma valise. Je ne resterais pas ici ce soir. Mon patron m’avait loué un petit appartement près de la plage, qui serait plus tranquille que ce quartier de riche. Une fois que tout fut de retour dans ma valise, un agent me tendit les clés de ma voiture de location. Je mis ma valise sur le siège passager et prit la route vers mon appartement. J’avais encore besoin de réfléchir, surtout maintenant que la mission était terminée.

J’avais mis de l’eau à chauffer et ouvert les volets. Il faisait noir à l’extérieur, mais je voyais les lumières du centre-ville, au loin. L’air frais entrait dans l’appartement, tandis que j’étais assise à la table de la salle à manger. Je me fis une tasse de thé puis revient prendre ma place. Je ne savais pas quoi faire. Avais-je droit à une histoire avec Carter ? Où cela nous mènerait-il ? Je savais que je devais arrêter de me poser des questions, mais je ne pouvais le faire. J’avais envie de retourner en Russie et retomber dans ma routine, retrouver ma galerie, mais je savais que j’aurais à travailler avec Carter dans le futur et je ne pouvais pas le blesser ainsi. Ni me blesser, parce que partir ainsi ne serait certainement pas facile. En ayant marre de réfléchir, je finis par aller me coucher. J’étais réveillée assez tôt le lendemain et décidai d’aller faire un jogging. Cette fois, au lieu de courir sur la plage, qui était juste en bas de chez moi, je me dirigeai plutôt vers les quartiers résidentiels, sachant exactement où je m’en allais. Le soleil commençait à monter lorsque j’aperçu la porte que je cherchais. J’étais essoufflée et j’avais chaud, mais j’avais le cœur soudainement très léger. Je remontai l’allée et regardai ma montre. Il était 6h15. Je cognai doucement contre la porte, ne sachant pas qui habitait avec Carter qui pouvait être encore endormi à cette heure. La porte s’ouvrit finalement et je fis un grand sourire. J’avais pris la bonne décision.

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Carter & Elena ✖ Mission sous couverture ...

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