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 ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »

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MessageSujet: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 15:58





NOM : écrirePRÉNOM : écrireAGE : 30 ans.DATE DE NAISSANCE : 28 Juillet 1982.LIEU DE NAISSANCE : San Francisco, Etats-Unis.ORIGINE : Classe moyenne.ÉTUDES : Licence de Psychologie & DU Criminologie. MÉTIER : Agent spécial au sein d’une Cellule Rouge. PRÉFÉRENCE : Hétérosexuelle. STATUT : Célibataire. CÉLÉBRITÉ : Ian – SKEKSY - Somerhalder. CRÉDIT : Tumblr. GROUPE CHOISI : CONTRE-ESPIONNAGE.




1 •• Comment en es-tu arrivé là ?

« Il n'y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l'on se découvre vulnérable ; alors les fautes vous attirent comme un vertige. »

Un décès. Un imprévu. Un enchaînement d’évènements plus catastrophiques les uns que les autres. Autrefois militaire, durant deux longues années qui l’avaient éloigné de la femme qu’il aimait, le meurtre de celle-ci fut le malheureux déclencheur. Du jour au lendemain, il quitta l’armée. Sans emploi depuis près d’un mois, un homme est venu à sa rencontre. Alors qu’il cuvait tranquillement son vin dans un état de délabrement et de désarroi quasi inhumain, Adonis crut d’abord à une mauvaise blague. Ce type – ou plutôt cette armoire à glace digne des plus grands films d’action, tout habillé de noir – s’était présenté comme un agent employé par le FBI. En dehors des mauvaises séries télévisées, il n’avait jamais réellement pris le temps de se renseigner sur cette organisation. Il n’en avait jamais éprouvé ni le besoin, ni l’envie. Désagréable au possible, il espérait bien inspirer le dégoût à l’inconnu qui lui débitait un tas de conneries dont il se fichait éperdument. S’enfermant volontairement dans une longue descente aux enfers avec pour seule et unique compagnie une bouteille de whisky, Adonis n’avait gardé aucun contact extérieur. Il fuyait les gens. Il fuyait la vie. La conversation laborieuse prit fin de manière inattendue puisque le point de l’alcoolique qu’il était, avait percuté violemment le visage de l’agent. Un craquement significatif retentit alors et du sang se répandit au sol où se trouvait à présent celui qui avait été missionné pour rencontrer Adonis. En effet, les études qu’il avait faites - et réussit avec succès – lui offrait un profil particulièrement profitable pour le FBI. Une unité quasi indépendante appelé « Cellule Rouge » était en train de recruter une toute nouvelle équipe. Le profil quelque peu hors norme du jeune homme, ainsi que ses capacités, lui avait valu d’attirer une attention toute particulière de la part du chef de cette équipe qui avait cru bon d’envoyer la personne en charge du recrutement. Cette même personne qui gisait sur les planches d’un bar miteux. K.O.

Quelques jours plus tard, un homme d’une quarantaine d’année frappé à la porte d’un appartement et par de multiples pirouettes et avalanche d’argument, réussit à convaincre Adonis d’intégrer son équipe. Ce dont il n’avait pas conscience à ce moment-là, c’était qu’à partir du moment où il avait prononcé le terme « tueur en série » le cerveau de la jeune recrue s’éveilla. Il venait de trouver le moyen de venger sa fiancée. D’enfin libérer cette haine dévorante. Tout simplement se libérer de cette débauche et des factures qui commençaient à s’entasser sur sa table basse. Ce fut tout bonnement ainsi qu’il débuta sa carrière au FBI. Pour le meilleur mais surtout pour le pire…



2 •• Quelles est ton quotidien ?

« Au sein de l'unité d'analyse du comportement du FBI existent des équipes de réponse rapide connues sous le nom de Cellules Rouges. Ces équipes non conventionnelles opèrent en dehors de la bureaucratie et répondent uniquement au directeur du FBI. »

Cette unité est une autre équipe du département des sciences du comportement (BAU Behavioral Analysis Unit) du FBI à San Francisco de réponse rapide, composée de profileurs, menant des enquêtes sur le comportement criminel et les crimes les plus violents. C'est une « Red Cell » qui opère en dehors de la hiérarchie classique de la bureaucratie du FBI et répond uniquement au directeur du FBI.
Au quotidien, trois personnes travaillaient à ses côtés : son mentor qui par sa prestance, son aisance et ses connaissances, arrivait à fasciner le trublion réussissant ainsi à le canaliser la plupart du temps, une jeune femme sensible et indépendante qui était spécialisée dans l’informatique, un ancien policier reconvertit qui possédait énormément de contact dans les rues et, enfin, le petit dernier fraîchement détenteur de nombreux diplômes qui avait de nombreuses facultés intellectuelles, ils le considéraient tous comme un véritable puits de science.

Souvent en déplacement, cette unité spéciale traversait sans cesse le pays afin de venir en aide à la police locale lorsqu’une affaire les dépassait. Ils avaient à faire à des tueurs en série sadiques et méthodiques tout comme à des pédophiles répugnants. Ce qu’ils voyaient tous les jours était loin d’être jolie. Ce travail qu’Adonis effectuait depuis maintenant quatre ans l’avait plus qu’endurcit et sa vision déjà désastreuse du monde ne s’était pas améliorée. Le jeune homme mettait toute son énergie pour traquer sans relâche les pires criminels qui sévissaient aux Etats-Unis, chacun d’entre eux se trouvant derrière les barreaux était une victoire. Éphémère, certes, mais une victoire quand même. Bourreau de travail, il se réfugiait là-dedans pour oublier la douleur qui ne le quittait jamais, pour oublier les innombrables cuites qui finiraient très certainement par le tuer un jour. Sa motivation n’était pas dure à trouver… C’était le seul moyen qu’il avait afin de retrouver l’assassin de sa fiancée. Il était prêt à tout. Patiemment, il attendait que ce monstre recommence pour qu’enfin Adonis puisse se venger… Cette course à la vengeance ne trouverait sans doute jamais de fin et la paix que lui promettait sans cesse son mentor peinait à lui rendre visite. Malgré tout, il avait trouvé en ses coéquipiers une vraie famille. Ils faisaient attention les uns aux autres, se soutenaient dans les moments durs et se réunissaient à chaque fin d’enquête pour boire un verre tous ensemble. Cependant, cela n’empêchait en rien les crises quasi psychotiques qui s’emparaient de lui lorsque le sirupeux alcool s’écoulait dans ses veines…


3 •• Décris toi.

Blagueur • Intelligent • Courageux • Loyale • Fêtard • Travailleur • Sociable • Déterminé • Colérique • Impulsif • Violent • Séducteur • Immature • Franc • Charismatique • Intransigeant.

4 •• Quelle est ta plus grande faiblesse ?

« Le chagrin, à certaine dose, prouve beaucoup d'affection ; mais à trop forte dose, il prouve toujours quelque faiblesse d'esprit. »

Le fait est qu’Adonis possédait bien plus qu’une faiblesse. Dans son travail, plusieurs blâmes ainsi que trois mises à pieds lui avaient déjà été octroyés. Il n’était pas rare, lors de ses interrogatoires, que les vieux démons du jeune homme refaisaient surface… Impulsif, il devenait parfois incontrôlable face à des monstres qui se délectaient d’ôter la vie des autres par purs plaisirs. Certains parlaient de voix qui lui ordonnaient de tuer, d’autres évoquaient des pulsions meurtrières, mais ça ne changeait en rien la vision qu’il avait d’eux. Adonis perdait donc régulièrement le contrôle, il voyait en chacun d’entre eux le meurtrier potentiel de sa défunte fiancée… L’alcool était également un facteur déterminant de son humeur. Les médecins pouvaient le qualifier d’alcoolique sans même prendre le risque de lui faire une prise de sang, ni même de lui faire passer un examen psychologique ! Gardant toujours une flasque de whisky sur lui, il n’avait pas réellement conscience de ce problème ou plutôt il se voilait la face. Cette addiction, ce besoin maladif, entraînait l’ancien militaire un peu plus dans une dépression latente qui refaisait surface à chaque goutte qu’il ingérait. L’impression que la mort le guettait à chacun de ses pas n’avait pas l’air de le faire réagir. En apparence jovial et toujours prêt à faire la fête, cette façade lui jouait des tours… Il se perdait entre les apparences qu’il affichait chaque jour que Dieu faisait et celui qui devenait violent si on se mettait en travers de sa route. A force d’entrer dans l’esprit des criminels aussi vicieux qu’abjecte, lui donnait la fâcheuse impression de devenir comme l’un d’entre eux au fil du temps… Son autodestruction le mènerait à sa perte si il ne remontait pas la pente coûte que coûte…




PRÉNOM : Ju’AGE : 22 ans.COMMENT NOUS AS-TU CONNU ? J’suis comme qui dirais une ancienne (a) DOUBLE COMPTE : Yep ! DISPONIBILITÉ : 5 jours sur 7. PERSONNAGE : Inventé.


Code:
<span class="pris">IAN SOMERHALDER</span> ▬ « Adonis Ezekiel Stinson. »



Dernière édition par Adonis E. Stinson le Dim 10 Fév - 22:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 15:59


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« Et alors il s’est passé quelque chose, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. »



Chapitre un. Le commencement est la moitié de tout.
Les cris stridents des pom-pom girls résonnaient dans les gradins tandis qu'une vingtaine d'athlètes se préparaient à rentrer dans les vestiaires. Parmi eux se trouvait un jeune homme d'environ 1m85, allié droit de l'équipe de football Américain du Lycée. Un grand gaillard tout en muscle qui, à chaque fois qu'il relevait son tee-shirt pour éponger la sueur s'écoulant de son front, déclencher l'hystérie des filles venues là pour observer les plus beaux mâles de l'établissement ! Celui qui les mettait dans cet état second ? C'était bel et bien Adonis qui leur décocha un sourire en coin séducteur avant de s'ébouriffer les cheveux en secouant la tête, charrié par l'un de ses camarades. Quand soudain, il sentit la terre se dérober sous ses pieds et son corps heurta violemment le sol ! Avant qu'il n'ait eu le temps de comprendre, on l’assailli de coup de poing ! Par instinct, le jeune homme bloqua les coups de son assaillant en se protégeant le visage à l'aide de ses avants bras puis il se servit de ses jambes pour faire une prise et retourner la situation en passant au dessus de... Son meilleur ami ! Incrédule, Adonis se releva en essuyant le filet de sang qui s'écoulait de ses lèvres, les sourcils froncés... « T'as perdu la tête ou quoi Chuck ?! » « Dixit celui que je considérais comme mon frère et qui se permet même de se taper ma copine dans mon dos ! » « Mais tu dérailles vieux, jamais je ne t'aurais fait une chose pareil ! »D'un geste amical, il lui tendit sa main pour l'aider à se relever… Chuck soupira et l'accepta bien volontiers. C'était ça, le lycée. Les aléas des rumeurs plus folles les unes que les autres et le lot quotidien des gens dits "populaires". Tout le monde sait que les sportifs étaient toujours les plus appréciés, ou du moins les plus respectés ! Adonis s'était parfaitement intégré à l'équipe et il était devenu un pilier. Accessoirement il faisait de vrais ravages auprès de la gente féminine sans pour autant y prêter une réelle attention, non pas qu'il soit gay, mais le jeune homme était bien trop occupé à s'entraîner, réviser, voir ses potes et surtout : s'occuper de sa mère.

Depuis le décès tragique de son père cumulé à ses trois fausses couches, Elisabeth était tombée irrémédiablement dans une dépression dont elle n'arrivait plus à s'extirper. Grâce à l'aide de son grand-père, ils arrivaient à bien vivre. Il leur envoyait régulièrement des sous tout les mois afin qu'ils aient une vie descente. Le ténébreux américain avait bien essayé de trouver un job mais sa mère avait catégoriquement refusé, prétextant qu'il devait se concentrer sur ses études pour avoir, plus tard, une bonne situation. En apparence, c'était un adolescent comme les autres. Il sortait souvent avec ses amis, il avait eu une ou deux petites amies mais ça n'avait pas duré longtemps, c'était le clown du groupe et l'oreille attentive à qui on pouvait tout confier sans crainte. Également plutôt bon élève, ne faisant pas partit des meilleurs mais pas non plus des plus nuls, il était aussi excellent sportif. Autrement dit, Adonis avait tout pour lui ! Sauf que depuis l'âge de cinq ans, il se reprochait la mort de son mentor, son exemple... Son père. Si il ne s'était pas dépêché pour rentrer et fêter l'anniversaire de son fils, alors peut être serait il encore en vie. C'était ce qui hantait jour et nuit les pensées de cet enfant devenu trop rapidement un homme. Pourtant il ne baissait pas les bras et faisait toujours preuve de détermination, la fierté qui faisait briller les yeux de sa mère lui faisait tellement de bien. C'était son unique motivation. Alors, une fois son diplôme en poche, Adonis se dirigea vers des études de psychologie puis de criminologie pour essayer de mettre au service des forces de l’ordre son intelligence et sa facilité de compréhension des besoins d’autrui. Mais une fois ses buts atteints, quelque chose s’imposa lentement à lui : il voulait faire plus pour aider les gens. Son défunt père était un patriote accompli et il avait fais son service militaire, pourquoi pas Adonis ? Ne cherchant qu’à marcher dans les traces de son géniteur, il convaincu sa mère du bien fondée de cette décision et entra dans les forces spéciales de l’armée de terre Américaine. Son seul objectif : peu importe où était son père, il sentait son regard sur lui et voulait le rendre fier…




Chapitre deux. Une vraie rencontre ressemble au destin.
La chaleur étouffante n’avait comme seul écho les balles dont le sifflement faisait frémir les soldats reclus au fin fond d’un camion en partance pour rejoindre leurs coéquipiers en proie à de multiples assauts ennemis. Les soubresauts dus à la route bosselée réveillaient les hommes tremblant de peur. Aucun d’eux n’avait encore été au combat hormis le sergent qui affichait un masque d’insensibilité face aux sons provenant de piège dans lequel était tombé une équipe de surveillance. Les pneus grisèrent sous l’effet du freinage brutal qu’on leur occasionna. Encore bousculés par la violence du choc, ils n’entendirent pas le sergent leur hurler de descendre en vitesse du camion pour rejoindre le front. Parmi les derniers à sortir, Adonis eu le souffle coupé. Des litres de sang encore frais se répandaient sur le sol. La poussière volait et obstruait la vision des soldats. Les bruits de détonation et d’explosion leur vrillaient les tympans. Une main se posa alors sur son épaule et on lui intima l’ordre d’avancer. Ses doigts se crispèrent alors sur l’arme automatique qu’il tenait. La peur l’envahissait peu à peu. Mais, bien vite, l’adrénaline remplaça les craintes et il se rua vers un rocher non loin de là pour se protéger des tirs ennemis. Une balle siffla alors près de son oreille droite. Il ferma un instant les yeux. Puis, il sortit de sa cachette en pointant son arme vers le lieu où se terraient les troupes adverses. Une salve de balle s’écrasa avec perte et fracas dans l’antre, seul les cris de douleur adverse se faisaient alors entendre. N’écoutant que son courage, lorsqu’il vit à quelques mètres de lui l’un de ses coéquipiers tomber, il s’élança vers lui sans jamais cesser de tirer afin de se couvrir. Deux autres soldats vinrent lui prêter main forte, pendant que l’un tentait via des tirs de sommation d’éviter qu’ils ne répliquent, les deux autres transportèrent tant bien que mal le corps meurtris de leur frère d’arme. A l’abri derrière le camion, Adonis fit signe aux autres de partir afin de mener à bien leur mission. Le jeune militaire positionna la tête du blessé de manière à voir son visage… « Mike… Mike ! Est-ce que tu m’entends ? Ca va aller, on va s’occuper de toi ne t’en fais pas. » Mais, aux alentours, personnes. Leur équipe était trop occupée à repousser les nombreux assaillants. Il ne savait pas quoi faire. Son ami perdait du sang. Beaucoup trop. Il avait été touché à plusieurs reprises et les mains fébriles d’Adonis ne suffisaient pas à compresser suffisamment ses blessures pour stopper l’hémorragie. « Officier Stinson ! On a besoin de vous là-bas, on ne peut plus rien pour lui mais en restant là c’est la vie des autres que vous mettez en danger ! » De force, son supérieur l’arracha à son débat intérieur et l’obligea à le suivre…

« Comment est ce que vous vous sentiez à ce moment-là ? » Avec grâce, sa main tenant un stylo voletait sur le carnet qu’elle tenait entre ses mains. La psychologue reposa alors ses yeux sur Adonis qui était debout en face de la seule fenêtre présente dans la pièce. Les yeux dans le vague, il restait silencieux. « Je l’ai abandonné à une mort certaine, comment voulez-vous que je me sente après ça Docteur ? » Sa phrase retomba comme une sentence. La jolie blonde jeta un coup d’œil à sa montre et reposa son carnet de note sur son bureau avant de se lever pour approcher de son patient. Cela faisait environ deux semaines qu’il était en thérapie à son retour d’Irak. Miraculeusement, il n’y avait pas péris mais à quel prix ? Il sentit alors le contact de la paume de sa main tout contre son cou. Une vague de chaleur accompagna ce geste. Elle l’apaisait. Elle avait ce don. C’était d’ailleurs certainement la seule raison pour laquelle il revenait jour après jour. « Un jour, sûrement pas demain, peut être pas dans un mois, mais un jour, ça fera moins mal. Vous comprenez que vous n’avez pas eu le choix. Je vous aiderai, c’est promis. » Pour réponse à ses mots, le jeune homme lui offrit un sourire. Un véritable sourire.

C’était ainsi, de manière fortuite, que la relation psychologue à patient se transforma en un amour fusionnel. Elle l’aidait à oublier, et lui il lui faisait voir la vie autrement. Juliette devint son seul rempart contre les affres de la guerre, contre le mal qui rongeait la plupart des soldats. Lui, il était comme une bouffée d’oxygène, un soleil à lui tout seul. Amoureux, le couple s’était installé non loin de la base afin de se voir le plus souvent possible. N’étant pas assez gradé pour définir son emploi du temps, c’était la solution la plus pratique qu’ils avaient trouvé. Il ne fallut au jeune qu’un an d’amour pour proposer à celle qui avait réanimer son cœur meurtris pour la demander en mariage. Son soulagement fut total lorsque celle-ci accepta. Bien entendu, les préparatifs du mariage étaient sans cesse repoussés mais ce n’était pas ce qui comptait réellement… Tout deux s’étaient bien trouvé et ils voulaient simplement profiter de chaque instant de bonheur sans se précipiter dans une course à la robe, aux fleurs et autres détails importants pour des futurs mariés lambda ! Ils s’aimaient. Et c’était la seule et unique chose qui comptait pour l’un comme pour l’autre.




Chapitre trois. L’enfer c’est soi-même coupé des autres.
Les carcasses de bouteille d’alcool jonchaient le sol parmi d’autres détritus tels des cartons de pizza ou encore des cannettes. Un véritable chantier avait élu domicile dans le petit deux pièces dont le locataire, qui gisait sur le canapé difforme, louait depuis un mois à peine. Depuis ce fameux jour. Les entrailles du jeune homme lui occasionnèrent un pique de douleur à la seule pensée de ce souvenir douloureux qui le hantait à présent jour et nuit. L’insomnie chronique n’était pas le seul mot dont il était en proie ces derniers temps. La vision de sa découverte du corps inerte de sa fiancée restait ancré dans sa mémoire qui le torturait au fil des jours qui s’écoulaient plus lentement les uns que les autres… Il revivait la scène encore… Et encore…

C’était un vendredi. Le soldat qui l’était à cette époque là se hâtait en rangeant négligemment son paquetage afin de pouvoir profiter de sa permission de deux jours pour retrouver le domicile qu’il partageait avec une jeune fille depuis deux ans. Du bout des doigts, il effleura la photo qui ne le quittait jamais. C’était un portrait du couple au bord de la mer qui avait été prise il y a un an lors d’un de leur voyage par un touriste qui avait eu la gentillesse de ne pas s’enfuir avec l’appareil photo ! L’amoureux transi qu’il était s’obligea à ranger le précieux souvenir pour attraper le car qui le mènerait à une centaine kilomètre de là. Ce ne fût que trois longues heures plus tard qu’il arriva enfin à destination. Surpris, la voiture de sa compagne ne se trouvait pas au terminus du car qu’il prenait à chacune de ses permissions. Tout en jetant un coup d’œil à son téléphone portable, il composa un numéro tout en remettant la sangle de son sac sur l’épaule. Son regard observait les alentours de la petite ville quasiment déserte. La nuit était tombée depuis quelques minutes déjà alors que retentissait le glas du son de la boite vocal. Cinq appels. Pas une réponse. L’inquiétude le gagna alors. Jamais auparavant elle n’avait manqué un appel de sa part… Une mauvaise impression s’empara alors de lui. Sans réfléchir, il commença alors à marcher pour rejoindre son domicile. Mais, peu à peu, à chacun de ses pas, un sentiment étrange grandissait en lui. Tant et si bien que ses jambes se mirent à accélérer au rythme des battements de son cœur qui s’affolait. Une course folle débuta alors. Prenant tout les risques, Adonis courrait parmi les voitures qui klaxonnaient parfois tandis que les conducteurs respectifs l’insultaient ou le traitaient de fou avant de continuer leur chemin. La bâtisse typiquement américaine pointa à l’horizon. Sa main tremblante se posa sur la poignée mais un détail attira subitement son attention… La porte était ouverte. Il la poussa alors en prenant garde à faire le moins de bruit possible. Lentement, il fit glisser son sac le long de son bras avant de le laisser doucement retomber sur le sol pour que celui-ci ne puisse l’entraver dans ses mouvements. Lorsqu’il posa un premier pied sur le plancher en bois, il grinça. Une grimace s’afficha alors sur le visage déjà tendu du jeune militaire. Il franchit le seuil en laissant ses yeux vagabonder dans chaque recoin qu’il lui était possible de voir d’où il se trouvait. La maison était plongée dans le noir et l’interrupteur ne semblait pas fonctionner ou, du moins, il n’y avait apparemment plus d’électricité. Il avança prudemment…
« Juliette… ? » Sa voix retomba, envahit par le silence qui précéda son interrogation… Après avoir vérifier le rez-de-chaussée et forcé de voir qu’il n’y avait personne, une peur encore inconnue lui fit accélérer le pas à nouveau. Il monta quatre à quatre les marches de l’escalier. La porte de leur chambre était entrouverte… Son cœur manqua un battement. Ses pupilles s’écarquillèrent tandis qu’il s’approchait de la dite chambre. D’une main, il poussa la porte et, de l’autre, il se tenait au chambranle. Et ce qu’il vit fut… Horrible. Le corps sans vie de sa fiancée gisait dans son sang. Ses poignets et ses chevilles avaient été attachés aux barreaux du lit. Un foulard lui avait été enfoncé dans la bouche. Mais, le pire, c’était ses yeux. Ils étaient grands ouverts et le tueur avait volontairement tourné sa tête vers la porte… Sa respiration était saccadée. Ses membres tremblaient. Adonis s’élança au chevet de sa future femme pour la secouer alors que, déjà, un flot de larmes s’échappait des yeux clairs du jeune homme… « Juliette ! Juliette ! Je t’en supplie réponds moi ! Dis quelque chose ! Tu ne peux pas me laisser là ! Allé ! RESPIRE ! » Son massage cardiaque fut vain… Couvert de sang, le militaire se laissa glisser contre le lit…

Puis, plus rien. Seul les sirènes de police retentissaient encore dans l’esprit tourmenté d’Adonis. Cette déchéance dans laquelle il se trouvait n’avait pas de fin… Un grognement se fit alors entendre. Le jeune homme passa une main dans ses cheveux en bataille et regarda autour de lui avant de soupirer devant l’état chaotique de son petit appartement. Inexpressif, il se leva pour se diriger vers la cuisine afin d’entreprendre une curieuse recherche désespéré. De l’alcool. Voilà ce qu’il lui fallait. Cela lui permettait d’oublier, de dormir, c’était son médicament. Sa roue de secours. Après plusieurs découvertes infructueuses, l’ancien militaire trouva l’objet de ses désirs : une flasque. L’un de ses doigts effleura les initiales qui y étaient gravées. Puis, il se ravisa. Le bouchon en métal tomba au sol alors que le goulot se trouvait entre les lèvres rosies du jeune homme. La faible contenance du flacon ne suffirait pas à faire divagué son cerveau malade. Adonis enfila sa veste et laissa derrière lui le chaos ambiant pour se retrouver comme tous les autres soirs de la semaine… Au bar.


Dernière édition par Adonis E. Stinson le Dim 10 Fév - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 15:59


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« Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant… Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup… »


Chapitre quatre. La vocation n'est que le résultat de la pratique.
FBI Academy. Campus de Quantico, Virgine. Une cinquantaine d’homme courraient les uns après les autres sous les ordres d’un gradé qui n’avait aucunement l’intention de rigoler ou de leur laisser passer la moindre erreur. Transpirants, ils purent enfin s’arrêter mais ce ne fut que pour enchaîner une série d’une centaine d’abdos suivit du même nombre de pompe. Ancien militaire – et malgré les mois qui s’étaient écoulés depuis le drame et où il n’avait entrepris aucun exercices physique – c’était un jeu d’enfant pour Adonis qui ne semblait en rien affectait par ce qu’on leur infligeait quotidiennement. Contrairement aux autres, le jeune homme avait une motivation cachée derrière son désir certain de devenir agent spécial au sein du FBI. Lors de l’enquête qui suivit le meurtre de sa fiancée, il s’était entêté face aux forces de police pour qu’ils n’omettent aucun détail sur les avancés de l’affaire. Ces derniers découvrirent avec horreur que cette abomination n’était pas la première du genre et ne serait peut être pas la dernière… En effet, un tueur en série sévissait à travers le pays et son mode opératoire ne laissait présager rien de bon sur le genre d’individu auquel ils avaient à faire. Durant des jours, il avait regardé de nombreuses photographies plus ignobles les unes que les autres, il avait recoupé les éléments et témoignages des témoins, allant jusqu’à s’insinuer dans la tête de ce monstre afin de réaliser un profil fiable. Des heures de torture, une espèce d’autodestruction dans laquelle il s’était enfermé en se réfugiant dans le travail, en prenant cette tragédie comme un vulgaire job qu’il se devait de mener à bien. Il s’était longtemps voilé la face. Plus maintenant. En obtenant les meilleurs résultats de l’académie, il pourrait rejoindre les rangs serrés des agents de la Cellule Rouge. Il pourrait traquer des tueurs, des violeurs, des pédophiles et tout ça, dans la plus totale impunité. Protéger derrière son badge et son insigne, Adonis attendrait dans l’ombre le prochain faux pas de celui qui lui avait enlevé l’être le plus cher en son cœur… « Allez bande de larve, à la douche ! Après le repas n’oubliez pas votre cours de filature. » La voix grave de leur supérieur tira Adonis de ses sombres pensées. Le petit groupe se releva d’un même mouvement et tous se dirigèrent vers le bâtiment principal. Cependant, le tourmenté élève ne bougea pas de sa position initial et commença des étirements alors que son regard vide fixait un point imaginaire. L’homme d’une quarantaine d’année s’approcha alors de lui, perplexe. « Hey gamin ! Qu’est ce que tu fais encore là ? Tu trouves la pause de midi trop longue pour la gâcher ainsi peut être ? » Termina-t-il sur le ton de l’humour. Il s’était attaché à cet homme d’apparence si froid mais dont le flot de bêtise qui sortait de sa bouche frôlait l’indécence. N’ayant pas connaissance de son histoire, il pouvait lire dans ses yeux que ce qu’il avait dû vivre le forçait à se murer derrière cette attitude particulièrement désagréable cependant. « Non, j’essai juste d’éviter les éventuelles courbatures mais j’avoue que le menu de la cantine ne me donne pas envie de me presser chef ! » Le rire gras de son supérieur le fit à son tour sourire. Cette simple réaction corporelle montrait que l’ancien Adonis était quelque part toujours présent. Bien vite, il se reprit. Son masque d’insensibilité vint recouvrir les traits marqués de son visage pâle… Amicalement, l’agent du FBI tendit sa main à son élève qui n’hésita pas à accepter son aide pour se relever. Ils se dirigèrent alors tout deux vers l’entrée de l’académie tout en discutant de tout et de rien.

Mais au fond de lui, Adonis ressentait ce manque. Ce trou béant dans sa poitrine qui n’avait de cesse de grandir de jour en jour. Cette douleur. C’était à couper le souffle. Il avait la fâcheuse impression de manquer d’air plusieurs fois dans la journée. Ces cauchemars… Ces images… Ces souvenirs… C’était bien trop. Bien plus qu’une personne normale aurait pu se faire endurer. Pourtant, c’était cette haine, ce dégoût, cette rage, qui le tenait encore en vie. Tel un équilibriste, il marchait sur un fil et le vide qui se trouvait en dessous n’avait rien de plaisant. Ca n’arrêtait pas le jeune homme dans sa folle course. Il avait soif de vérité. Soif de justice. Soif de vengeance. Son âme n’aurait de repos que lorsqu’il retrouva le tueur en série coupable de lui faire vivre un véritable calvaire depuis de long mois. Interminable. C’était le mot juste. A l’intérieur, le chaos régnait en maître dans l’existence dissolue de l’alcoolique qu’il était devenu. Cette bouée de sauvetage qu’il se croyait avoir créée en s’exilant derrière ces liquides sirupeux et dont les effets semblaient agir de façon positive sur son être. Du moins, c’était ce qu’il pensait en son fort intérieur. Contrairement à son avis personnel, la réalité était tout autre. Lorsqu’il buvait, le jeune homme perdait le contrôle de lui-même et devenait violent, cynique. Se cachant derrière sa mémoire qui lui jouait des tours, il prétendait se souvenir de rien et il s’en convainquait lui-même également. Tant et si bien qu’au matin quand du sang séché se trouvait sur la chemise qu’il portait, la seule chose qu’il faisait c’était de mettre au sale l’objet de son délit passé auquel sa mémoire ne lui donnait pas accès. Une dose journalière devenait peu à peu une obligation pour tenir, pour paraître abordable, pour faire taire cette voix intérieure qui lui criait qu’en tout état de cause il se tuerait en jouant avec le feu… Rien n’était suffisant pour le ramener à la raison. Pas même l’image du visage angélique de sa fiancée…

Comme convenu – et sans surprise – Adonis fut le premier de sa promotion dans l’ensemble des matières qu’on leur avait inculqué. Fier, son futur employeur avait même tenu à assister à sa remise de diplôme. Après avoir serré plus d’une main de manière courtoise, écouter les louanges des professeurs et entendre les murmures peu agréables de ces compatriotes, le jeune diplômé rejoignit enfin son mentor.
« Je vous l’avais dis. Un jeu d’enfant. Bon, on commence quand ? » L’impatience tout juste voilé d’Adonis fut sourire l’homme d’une quarantaine d’année caché derrière des lunettes de soleil. Il avait toujours trouvé le jeune homme amusant. Il était doué dans ce qu’il faisait et l’agent n’avait eu nul doute sur sa réussite. Ce qui lui traversait l’esprit, le fondement de ses craintes, portait sur les agissements peu conventionnels de celui-ci et l’autodestruction dont il était victime. Tel une bombe à retardement, son mentor n’aurait que très peu de temps pour réaliser si oui ou non ça avait été une bonne idée de l’embaucher. « J’apprécie ton empressement mais avant toutes choses tu vas devoir passer mes propres examens. Je ne prendrais pas de t’envoyer sur le terrain sans une formation nécessaire au boulot particulier que l’on fait. Viens, je te ramène comme ça je vais te présenter l’équipe. » Loin d’être agressif, le ton posé qu’il avait employé pour s’adresser à lui calma sa fougue. Rien ne servait de se presser après tout. Hochant positivement la tête, il suivit silencieusement celui qui deviendrait plus tard sa figure paternelle. L’homme d’expérience réussira à brider les instincts d’Adonis, il lui accordera même un entraînement intensif afin de l’épuiser physiquement pour qu’il réussisse à s’abandonner aux bras de Morphée sans difficulté. Cette main tendue qu’il lui offrit était la meilleure chose qu’il puisse arriver au jeune agent…



Chapitre cinq. Une utopie est une réalité en puissance.
« Les effluves d’alcool flottaient autour du ténébreux jeune homme commençant à perdre légèrement patience. De pied ferme, il attendait la venue imminente mais néanmoins interminable de l’ascenseur. Ce bâtiment outrageusement grand – la folie des grandeurs de l’Amérique très certainement – était l’un des pires labyrinthes dont il avait eu connaissance jusqu’ici. Malgré ses quatre longues années au sein du FBI, ses bons et loyaux services n’arrangeaient en rien ses faibles connaissances de ces lieux gigantesques. Toutefois, ces quelques futiles pensées n’entravaient en rien la colère qui s’insinuait au fur et à mesure des minutes qui s’écoulaient dans ses veines. Cette haine quasi constante qui le consumait de l’intérieur n’avait de cesse d’harceler avec vigueur l’esprit déjà fort tourmenté du jeune homme. Lorsqu’une sonnerie signifiant l’arrivée du fameux élévateur, il s’y insérant en appuyant d’un geste rageur sur le numéro d’un des nombreux étages. Etage qui correspondait à l’endroit où se trouvait le bureau de la directrice de la cellule anti-fraude. Foutaises. Comme si les crimes en col blanc avait une quelconque importance face à un meurtre voir même un enlèvement. L’une de ses mains se dirigea vers la poche intérieure droite de son blouson de cuir. Il venait d’en tirer une flasque en argent massif sur laquelle deux initiales étaient gravés : J. G. Juliette Graham. Sa défunte fiancée. Tout en s’intimant violemment de n’avait aucune pensée envers la jeune disparue, il ferma vigoureusement les paupières tandis que son visage se tordait sur la douleur latente qui venait de se réveiller. Comment peut on réellement faire front au décès de la personne que l’on aime plus que tout au monde ? Elle était sa raison de vivre. Son oxygène. Cela avait fait quatre la semaine dernière que celle-ci avait subitement quitter la surface du globe. Son absence le détruisait plus les jours passaient. Cette souffrance intolérable désagrégeait son humanité et les restes de son cœur… L’adrénaline que lui procurait l’effet de la colère libérait ce doux remontant qui apaisait les maux et affolait les sens. Son niveau de sérotonine devait être au plus bas cependant. L’effet euphorique qui lui permettait de rester debout ne durerait pas longtemps. Après avoir pris une grande inspiration pour se détendre, il compléta cet affligeant tableau par une bonne rasade de whisky. Ce genre de débordement devenait dangereusement fréquent. L’inquiétude se lisait souvent dans les yeux clairs de sa coéquipière qui s’efforçait d’être l’épaule sur laquelle il pouvait se reposer, se libérer… Bien entendu, cette même épaule n’avait jamais servit puisque Adonis s’efforçait de repoussait toutes les personnes qui essayaient d’éclater la bulle de protection dans laquelle il s’était enfermé à la mort de sa fiancée. D’un secouement de tête il chassa ses pensées au retentissement de cette agaçante sonnerie. Les portes en fer s’ouvrèrent sur un étage d’environ 400 mètres carré de superficie. Voilà où allait l’argent du contribuable. Il s’engagea avec assurance dans un dédale de couloir et d’open space. Son accoutrement lui valut plusieurs regards méfiants et plus d’un agent l’observait de la tête au pied avant de murmurer sans doute quelques interrogations sur la venue de cet inconnu. Simplement vêtu d’un jean noir, d’un tee-shirt informe blanc surplombé d’une veste en cuir aussi noir que les chaussures qu’il portait. Monsieur tout le monde se baladait en costume trois pièces pendant que lui déambulait à l’affût d’une pièce tant attendue. Au bout d’un certain temps, celui-ci tomba sur une pièce bien plus grande que les autres dans lequel les bureaux étaient séparés par de simples parois de verre. Etrange. Après tout, il n’était pas là pour donner son point de vue sur la décoration ! Au fin fond de cette pièce se trouvait un bureau qui, lui, était bien à l’abris des regards. Un sourire satisfait s’afficha sur les lèvres du jeune homme qui pu lire sur la plaque en or qui ornait la porte : Directrice de la Cellule Anti-Fraude. Mlle Hayley Monroe. Même son nom de famille et son prénom étaient courants et ennuyeux à mourir. Sans chercher à avoir l’autorisation de qui que se soit, il entra dans le bureau… Vide. Merde. Où était-elle passée ? « Si vous cherchez Madame Monroe, elle est en salle d’interrogatoire numéro deux. C’est au bout de ce couloir à droite, prenez la première à gauche. Vous ne pourrez pas la manquer. » Arquant un sourcil, Adonis regardait abasourdie une jolie brune en tailleur noir qui venait de le renseigner sans lui poser la moindre question et qui n’avait pas daigné quitter des yeux le dossier qu’elle tenait fermement entre ses mains. Sans plus de cérémonie, celle-ci continua son chemin sans se retourner. Encore un fait étrange. Ne perdant pas de temps, l’agent suivit la direction indiquée précédemment. Bien vite, il trouva l’objet de ses désirs. La porte s’ouvrit à la volée tandis qu’il entrait déjà. La directrice lui accorda un regard lourd de sous entendu en lui intimant de sortir immédiatement. Mais… Adonis ne bougea pas. Ni pour reculer, ni pour avancer. Il restait là, immobile. Silencieux. Ses lèvres étaient légèrement entrouvertes alors qu’un air surpris se lisait facilement sur les traits pourtant habituellement peu expressifs. La ressemblance était frappante. Désarçonné par cet imprévu, il reprit pourtant rapidement ses esprits en réduisant la distance qu’il y avait entre l’homme interrogé et lui. D’une main il empoigna le col de celui-ci pour l’entraîner vers la sortie sans un mot pour Hayley qui assista impuissante à ce qu’il était en train de se passer dans son propre service. Rapidement, elle s’agita pour barrer le chemin de l’inconnu. Elle croisa de manière autoritaire les bras sur sa poitrine en obstruant volontairement la porte. « Lâchez immédiatement mon suspect pour que celui-ci retourne gentiment à sa place. Pour le reste, suivez moi. Dans mon bureau. Tout de suite. » Ne laissant nullement le choix à Adonis, il put apercevoir deux agents de police qui venait tout juste d’arriver certainement pour prêter main forte à leur patronne. Saloperie. Sa mâchoire se crispa tout comme l’emprise de sa main sur le tissu de la chemise de l’objet de toutes les convoitises. Hésitant il consentit toutefois à lâcher sa proie pour emboîter les pas de son bourreau.

Tout deux à l’abris d’oreilles qui pourraient traîner, ils se toisaient mutuellement alors qu’il essayait de cacher le trouble dont il était victime face à ses traits si familier… Si l’on avait été dans un dessin animé, Hayley aurait sans aucun doute de la fumée qui lui sortirait des oreilles et des narines ! L’emportement dont elle souffrait était normal vu le comportement peu ordinaire du ténébreux agent.
« Qui êtes-vous et de quel droit entrez-vous dans MA salle d’interrogatoire ? » Tendue, elle l’était assurément. Ce n’était pas le moment de faire de l’humour mais… C’était mal connaître l’électron libre de la Cellule Rouge. « Je cherchais les toilettes m’dame ! C’est tellement grand ici, personne n’a jamais pensé à foutre des panneaux ou des flèches ? » Afin d’appuyer au mot près l’état dans lequel il se trouvait, Adonis pencha légèrement la tête sur le côté comme le ferait un chien devant son maître qui lui demande des comptes concernant les griffures présentent sur le canapé ! La situation était absurde. De plus, il mettait les nerfs de la directrice à rude épreuve. N’adhérant nullement au concept d’ordre ou de tout autre forme d’autorité, il affichait avec culot un sourire sarcastique au cas où elle aurait loupé l’aspect humoristique de ses dires. Perdant patience, Hayley s’approcha de lui – malgré sa petite taille – en arborant une stature qui se voulait plus imposante. Sans demander ou prévenir de son geste, elle repoussa les pants de sa veste afin d’entreprendre une fouille en règle ! Amusé, Adonis écarta les bras en posant ses mains sur son crâne. De manière suggestive, il bougea le bassin lorsqu’elle s’attaqua aux poches avant de son jean. Elle trouva finalement ce qu’elle cherchait au péril de sa dignité et de son orgueil. Un étui noir refermait en son sein une carte du FBI et l’insigne de la Cellule Rouge. En soupirant, elle lui tendit tout de même son dû en osant enfin replonger ses yeux dans les siens. « Arrêtez vos enfantillages. Apparemment nous sommes du même bord alors à quoi rime cette mascarade ? » Il leva les yeux au ciel. Ses agents devaient être d’adorables soumis à ses ordres pour qu’elle reconnaisse pas la fougue d’une âme égarée qui fait fi de ces mêmes ordres. « Le mec que vous interrogez, il est suspecté de pédophilie et d’enlèvement de trois petites filles âgées respectivement de 5, 7 et 8 ans. On a trouvé des photos de ses fillettes disparues dans le disque dur de son ordinateur. Ecoutez, la dernière qui a été enlevé s’appelle Melissa et elle a disparu depuis près de 48h. Nos chances de la retrouver sont minces, mais il faut que je parle à cet homme le plus rapidement possible. Maintenant si ça ne dérange pas trop vos plans, je vais embarquer Monsieur Philps et l’emmener dans nos quartiers ! » Son ton était sec, ne laissant aucune place à un quelconque quiproquos. Il était venu ici pour le chercher et il ne repartirait pas sans. De nature têtue, la jolie blonde ne se laisserait pas voler un suspect de la sorte même si la vie de cette petite fille était à prendre en compte. Cependant, lorsqu’il eut fini son récit pour le moins touchant, une odeur vint chatouiller les narines de la directrice qui fronça instantanément les sourcils… mais… ce qu’elle sentait, c’était de l’alcool ! « Mais… Vous puez l’alcool ! Avez vu bu alors que vous êtes en service Monsieur Stinson ?! » Ce manque d’intégrité frisait l’absurde et laissa la jeune femme totalement incrédule. « Et vous, vous sentez le parfum bon marché ! Personne n’est parfait. Est-ce qu’on peut revenir à notre affaire ou nos effluves florales mutuelles vous passionnent-elles à ce point ?! »

Ce fut les derniers mots à peu près professionnels et conventionnels qui furent échangés par les deux protagonistes. S’en était suivi une longue discussion dans le bureau du directeur du FBI lui-même. Seul lui pouvait avoir un semblant d’emprise sur l’électron libre qu’était Adonis. Malgré les arguments d’Hayley, Robert Mueller accorda au jeune homme le prévenu sans donner plus d’explications à la jeune directrice qui respecta cette décision sans pour autant l’approuver. Elle se vengerait… Un jour ou l’autre. Elle se l’était promis.


Dernière édition par Adonis E. Stinson le Dim 10 Fév - 22:38, édité 2 fois
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Stas M. Sokolov


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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 16:23

WAH J'Y CROIS PAS. JE SUIS EN TRAIN DE TRAVAILLER SUR UN PERSO QUI S'APPELLE ADONIS. O___O (et mon premier compte a failli s'appeler Ezekiel Oo)
Non mais voilà, désolée, je suis juste fan de ton pseudonyme. 8D En plus un excellent choix de nouveau groupe, donc que demander de plus ?
Rebienvenue ! *-* & désolée si je te fais peur.
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Ella Boyer-Lopez


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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 16:28

Rebienvenue ^^
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Hayley B. Monroe


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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 16:31

Faut que je change de compte pour t'accueillir dignement angel
Ta signature est top bave
Enfin bref, rebienvenue

Spoiler:
 

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On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. Quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé./quote.
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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 16:33

    A TOUT MOMENT on est connectés en Wifi genre...
    Nous sommes deux fans alors huhu !
    Et ne t'inquiètes pas, tu ne me fais pas peur il m'en faut plus^^
    Merci pour ton second accueil en tout cas

    ELLA. Thanks

    HAYLEY. Tiens, tiens, la fille qui va embêter mon torturé Adonis... mwawawa
    Merci du compliment, j'l'aime bien aussi^^
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Juliette C. Beaumont


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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 19:14

Le beau Ian ♥

Re bienv'nue à toi ^^
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Ava E. Kapsi
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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 24 Jan - 19:20

IAN bave bave bave

Rebienvenue sourire Bonne chance pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Ven 25 Jan - 8:14

    JULIETTE. Je vois que je ne suis pas la seule à apprécier la plastique de ce jeune homme...
    Merci en tout cas ! J'essaie de faire vite sinon j'me fais fouetter par l'Admin xD


    AVA. J'savais que j'te plairais... MOUAHAHAHAHAHAHAHA !
    Si tu es sage, tu auras le droit de toucher un peu Cool xD

    Merciiiiiii (en souvenirs j'étais obligée^^)
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Hayley B. Monroe


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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Ven 25 Jan - 18:43

Bon beh voilà t'as gagné le fouet
(Quelque chose me dit que tu l'as fait exprès angel)

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Samuel A. Chevalier
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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Sam 26 Jan - 8:47

Re-bienvenue ~
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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Jeu 31 Jan - 14:00

    HAYLEY. Pas tous mes perso' aiment la violence ! Quoique... xD
    J'ai finis la première partie, je m'attaque à l'histoire et j'essaie de finir rapidos (a)

    ELIJAH. Merci
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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Dim 10 Fév - 22:42

    SORRY pour le double message
    Mais je venais juste pour dire que j'ai (enfin) fini
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Hayley B. Monroe


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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   Dim 10 Fév - 23:39

Oh j'adore ton histoire *_*
Et ton personnage, et tout et tout!
Faudra qu'on se commence un rp angel

bienvenue
Afin de faciliter ton intégration sur le forum, voici un petit guide en plusieurs étapes qui te permettra de ne rien rater. A titre d'information, sache que ton avatar t'es réservé automatiquement donc, ne t'inquiète pas pour ça.

1 Veille à bien remplir tous les champs de ton profil. Cela permettra aux autres membres d'en savoir un peu plus sur toi en un seul coup d'oeil.

2 Pense à créer (et compléter) le plus vite possible ta fiche de lien ainsi que ton listing des topics. N'hésite pas non plus à venir recenser ton métier et faire une demande de rang

3 Informe toi bien sur le système de points mis en place sur ce forum. En effet, chaque rp te fait gagner de précieux points, ce serait bête de passer à côté. Sachez que ces points ne sont pas ajoutés automatiquement, vous devrez donc en faire la demande.

4 Si tu es intéressé, pense à t'inscrire à l'intrigue numéro 5 du forum. A coup sûr, elle bousculera la vie de ton personnage et réveillera son âme d'aventurier. Etant donné que celle-ci se fait sous forme de mini rp, tu ne seras pas dépassé et tu pourras te détendre en y participant.

5 Les parties hors jeux s'ouvrent bien évidemment à toi afin que tu puisses mieux t'intégrer. Ainsi, viens faire un tour sur le flood où tu seras envahi par la bonne humeur. Si tu sens que tu as du mal à t'intégrer, nous avons tout prévu, n'hésite pas à venir demander un parrain qui se fera un plaisir de s'occuper de toi.
N'oublie pas non plus de voter de temps en temps pour le forum sur les top sites afin de l'aider à se faire connaître. Enfin, pense à passer sur le livre d'or histoire de dire ce que tu penses du forum, merci.

Quelques liens : faire intervenir un pnjle plan du forum



Amuse toi bien parmi nous ! ♥️

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MessageSujet: Re: ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »   

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ADONIS ► « A son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n'était qu'une putain. »

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